Entre le bleu azur de la Méditerranée et le vert profond de la Provence, le massif de l’Esterel se dresse comme un monument naturel flamboyant. Célèbre pour ses roches rouges volcaniques qui plongent brusquement dans la mer, ce territoire de 32 000 hectares est l’un des joyaux les plus sauvages du sud de la France.
Les Incontournables de l’Esterel
1. La Corniche d’Or
Inaugurée en 1903, cette route mythique longe le bord de mer entre Saint-Raphaël et Cannes. Elle offre des points de vue spectaculaires où le rouge de la roche, le vert de la végétation et le bleu de la mer se rencontrent en un tableau vivant.
2. Le Mont Vinaigre
Point culminant du massif (618 mètres), il offre un panorama à 360 degrés. Par temps clair, la vue s’étend de la baie de Cannes jusqu’aux sommets enneigés des Alpes du Sud, et même jusqu’à Saint-Tropez.
3. Le Cap du Dramont et l’Île d’Or
Le Dramont est un site géologique majeur. Au large se trouve l’Île d’Or, une île privée surmontée d’une tour carrée en pierre rouge, qui aurait inspiré Hergé pour l’album de Tintin L’Île Noire.
4. Le Pic de l’Ours
Facilement accessible, ce sommet offre l’une des plus belles vues sur la baie de Cannes et les îles de Lérins.
La particularité de l’Esterel réside dans sa couleur rubis. Contrairement aux massifs calcaires voisins, l’Esterel est composé de rhyolite, une roche volcanique issue d’une activité tectonique intense datant de l’ère primaire (il y a environ 250 millions d’années).
À cette époque, des éruptions massives ont libéré des laves acides qui, en refroidissant, ont donné naissance à ces paysages déchiquetés. L’érosion a ensuite sculpté des pics acérés, des grottes et des criques secrètes, créant un contraste saisissant avec l’eau turquoise de la mer.
À seulement 30 kilomètres de l’agitation romaine, perchée sur les collines de Tivoli, se dresse la Villa d’Este. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001, elle incarne l’apogée de la culture de la Renaissance italienne à travers son architecture audacieuse et, surtout, ses jardins spectaculaires qui ont redéfini l’art paysager en Europe.
L’histoire de la villa commence avec le cardinal Hippolyte II d’Este (1509-1572). Fils de la célèbre Lucrèce Borgia et petit-fils du pape Alexandre VI, Hippolyte était un homme de pouvoir, de luxe et un grand mécène. Nommé gouverneur de Tivoli par le pape Jules III en 1550, il reçut comme résidence un ancien couvent bénédictin.
Peu satisfait de ce logement austère, et ayant échoué à plusieurs reprises à se faire élire pape, le cardinal décida de transformer sa demeure en une retraite somptueuse rivalisant avec les palais romains. Il fit appel à l’architecte et antiquaire Pirro Ligorio pour concevoir un ensemble où la nature et l’artifice se marieraient parfaitement.
La Fontaine de Diane d’Éphèse (ou Fontaine de la Nature) : Située à l’origine au centre de l’allée des Cent Fontaines avant d’être déplacée, cette statue surprenante représente la déesse avec de multiples seins, symbolisant la fertilité et la Nature nourricière. C’est l’une des images les plus célèbres du jardin, rappelant le lien entre l’antiquité païenne et la philosophie de la Renaissance
C’est ici que le génie de Ligorio s’exprime pleinement. Le jardin est un labyrinthe de terrasses descendant la colline, où l’eau est omniprésente. Ce qui rend la Villa d’Este unique, c’est que ses centaines de fontaines fonctionnent sans aucune pompe : elles utilisent uniquement la force de gravité et l’ingénierie hydraulique romaine héritée de l’Antiquité.
L’Allée des Cent Fontaines (Viale delle Cento Fontane) : Une promenade de cent mètres bordée de jets d’eau jaillissant de masques, d’aigles et de lys, symboles de la famille Este.La Fontaine de l’Orgue (Fontana dell’Organo) : Un prodige technologique où le mouvement de l’eau actionne un mécanisme pneumatique jouant de véritables mélodies musicales (à écouter toutes les deux heures).La Fontaine de l’Ovato (Fontana dell’Ovato) : Considérée comme l’un des premiers « théâtres d’eau », elle forme un demi-cercle gracieux sous lequel on peut marcher pour admirer la cascade centrale.La Fontaine de Neptune : La plus imposante et la plus récente (restaurée au XXe siècle), elle domine les trois viviers (Peschiere) où se reflète la silhouette du palais.La Rometta : Une fontaine allégorique représentant « la petite Rome » avec ses monuments miniatures, symbolisant le lien indéfectible entre le cardinal et la Ville Éternelle.
Grand-Champ est une ville située à environ 15 kilomètres au nord de Vannes. C’est une commune qui réussit le pari de mêler patrimoine historique breton et modernité urbaine. Elle est particulièrement réputée pour son cadre verdoyant et ses initiatives culturelles.
Le monument central de la commune est l’Église Saint-Tugdual.
Histoire : Bien que les bases de l’édifice soient anciennes, l’église actuelle a été largement reconstruite au XIXe siècle.
Architecture : Elle est reconnaissable à son imposant clocher-porche. À l’intérieur, on peut admirer des vitraux de qualité et un mobilier religieux typique de la région. Elle porte le nom de l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne.
Saint Tugdual (appelé aussi Tudwal, Pabu ou Tual) est une figure majeure de l’histoire religieuse bretonne du VIe siècle. Il est l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne.
Il serait né en Grande-Bretagne (actuel Pays de Galles ou Devon) à la fin du Ve siècle. Il est souvent décrit comme étant issu d’une lignée royale.L Comme beaucoup de moines de son époque, il traverse la Manche pour s’installer en Armorique (la Bretagne actuelle) afin de l’évangéliser. Il aurait débarqué dans le Finistère avec plusieurs dizaines de compagnons et sa mère, sainte Pompée
Il est principalement connu pour avoir fondé un monastère au « Val Trecor », qui deviendra la ville de Tréguier (dans les Côtes-d’Armor).
Il est considéré comme le premier évêque de Tréguier, faisant de cette ville l’une des sept étapes du célèbre pèlerinage médiéval, le Tro Breizh.
Une tradition célèbre raconte qu’il se serait rendu à Rome et qu’il y aurait été élu pape sous le nom de Léo V.
Selon la légende, une colombe se serait posée sur son épaule pendant qu’il priait, signe divin de son élection. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est parfois surnommé Pabu (ce qui signifie « Père » ou « Pape » en vieux breton) et qu’il est souvent représenté avec une colombe dans l’art religieux.
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Le Street Art sur l’École Grand-Champ s’est distinguée récemment par une intégration audacieuse de l’art urbain dans son paysage scolaire. Le projet : C’est sur les murs de l’école publique Simone Veil (anciennement groupe scolaire de l’Espace 2000) que l’on trouve d’impressionnantes fresques de Street Art. L’œuvre majeure : L’une des fresques les plus marquantes a été réalisée par l’artiste Auzum (parfois orthographié Ozoum ou lié au collectif « Auzum ») est un street-artiste qui intervient régulièrement dans le Morbihan, notamment pour des projets de revitalisation urbaine et scolaire.
Fernand Marquigny (24 juillet 1876 – 30 octobre 1942) était un homme politique français.
Il a été maire de Soissons de 1919 à 1942, une période marquée notamment par la reconstruction de la ville après la Première Guerre mondiale.
Il a également été conseiller général de l’Aisne (canton de Soissons) et député de l’Aisne à la Chambre des députés française de 1924 à 1928, siégeant au groupe radical et radical-socialiste. Wikipédia La Place Fernand Marquigny à Soissons porte aujourd’hui son nom. C’est un lieu central de la ville où se trouvent notamment le monument aux morts et le marché couvert. visite.fr+1
Avant sa carrière politique, il s’était installé à Soissons comme avoué (profession juridique) en 1901.
Résumé des batailles de Mars-la-Tour (16 août 1870) et Gravelotte/Saint-Privat (18 août 1870)
Ces batailles sont des épisodes décisifs de la Guerre franco-prussienne de 1870, qui ont mené à l’encerclement de l’Armée française du Rhin commandée par le maréchal Bazaine autour de Metz.
📅 Le 16 août 1870 : Bataille de Mars-la-Tour (ou Rezonville)
La bataille a lieu à l’ouest de Metz, dans les environs de Mars-la-Tour et Vionville.
Contexte et Objectif Prussien: L’armée prussienne (environ 30 000 hommes) a pour but de couper la retraite de l’Armée du Rhin (environ 127 000 hommes) vers Verdun et Châlons. L’engagement initial est fortuit.
Déroulement: Malgré leur infériorité numérique, les Prussiens engagent le combat. Les Français, bien que surpris, parviennent à tenir leurs positions et à repousser les assauts prussiens grâce à l’efficacité de leurs fusils Chassepot et de leur artillerie. La bataille est marquée par les dernières grandes charges de cavalerie de l’histoire européenne, notamment la charge des cuirassiers français.
Issue: Tactiquement, les Français peuvent être considérés comme vainqueurs (ils restent maîtres du terrain et infligent plus de pertes que subi – 13 761 Français contre 15 781 Prussiens). Cependant, l’inaction du maréchal Bazaine, qui décide de ne pas exploiter ce succès pour poursuivre sa retraite vers l’ouest, a une conséquence stratégique désastreuse : il laisse le champ libre aux Prussiens pour regrouper leurs forces et barrer définitivement la route de l’ouest.
📅 Le 18 août 1870 : Bataille de Gravelotte et Saint-Privat
Deux jours après Mars-la-Tour, l’armée de Bazaine est retranchée sur une ligne défensive entre Gravelotte (sud) et Saint-Privat-la-Montagne (nord), juste à l’est de Mars-la-Tour.
Forces en Présence: Les Prussiens (plus de 200 000 hommes) ont eu le temps de concentrer des forces considérables face à l’Armée du Rhin (environ 120 000 hommes).
Déroulement: Les Prussiens lancent une attaque massive.
Au sud, près de Gravelotte, les Français résistent avec une puissance de feu dévastatrice, repoussant vague après vague les assauts prussiens. Cette intensité est à l’origine de l’expression populaire : « Ça tombe comme à Gravelotte. »
Au nord, à Saint-Privat, les troupes du Maréchal Canrobert sont soumises à une pression écrasante, notamment de l’artillerie prussienne. Malgré une résistance héroïque, l’absence de renforts de la part de Bazaine conduit à la chute de Saint-Privat et à la rupture du front français.
Issue: La bataille est une victoire stratégique et tactique prussienne. Les pertes sont colossales des deux côtés (environ 12 000 Français tués ou blessés contre 20 000 Allemands), mais le résultat est sans appel : l’Armée du Rhin est définitivement bloquée et contrainte de se replier dans la forteresse de Metz, où elle sera assiégée et finira par capituler le 27 octobre 1870.
Le non-achèvement de la retraite française le 16 août et l’incapacité de vaincre le 18 août scellent le sort de l’Armée du Rhin, permettant aux forces prussiennes de poursuivre leur offensive vers l’ouest, qui aboutira à la capitulation de Sedan (2 septembre) et au siège de Paris.
Suite à la défaite française de 1870 et à la signature du Traité de Francfort en 1871, la commune de Mars-la-Tour s’est retrouvée directement sur la nouvelle frontière franco-allemande (Empire allemand).
Période 1: La commune fut un village-frontière avec l’Allemagne de 1871 à 1918.
Période 2: Elle redevint un village-frontière avec l’Allemagne de 1940 à 1944 lors de l’annexion de fait de la Moselle.
Aujourd’hui, Mars-la-Tour se situe dans le département de Meurthe-et-Moselle (54) en France. L’ancienne frontière de 1871-1918 est marquée par la limite administrative actuelle entre la Meurthe-et-Moselle et la Moselle (57), département qui était annexé à l’Allemagne à cette époque.
Les Bornes-Frontières de 1871 autour de Mars-la-Tour
Après le Traité de Francfort (1871), plus de 4000 bornes en grès furent plantées sur 400 km pour matérialiser la nouvelle frontière.
Le Tracé: La frontière passait juste à l’ouest de Metz, et Mars-la-Tour se retrouva donc en France, tandis que Gravelotte se retrouvait en Allemagne (Moselle annexée).
Caractéristiques des Bornes:
Elles portent un numéro (de 1 à 4280, en partant de la Suisse) et sont gravées de deux lettres : « F » (pour France) d’un côté et « D » (pour Deutschland/Allemagne) de l’autre.
Elles témoignent du tracé sinueux et souvent arbitraire de la nouvelle ligne de démarcation.
Visibilité: Un circuit de randonnée permet de suivre l’ancienne Ligne de la Frontière, notamment sur le plateau entre Mars-la-Tour et Saint-Marcel, et d’observer plusieurs de ces bornes encore en place.
Le Musée de la Guerre de 1870 et de l’Annexion (Gravelotte)
Ce musée est un lieu essentiel pour comprendre les batailles du 16 et du 18 août 1870 et leurs conséquences, car il est construit sur l’un des lieux mêmes des combats (la bataille de Gravelotte).
Localisation: Gravelotte (Moselle), à quelques kilomètres à l’est de Mars-la-Tour.
Thèmes Abordés:
Le récit détaillé de la Guerre franco-prussienne de 1870-1871, notamment les batailles de Mars-la-Tour et Gravelotte/Saint-Privat.
L’histoire de l’Annexion de l’Alsace-Lorraine (le Reichsland Elsaß-Lothringen) à l’Empire allemand (1871-1918) et la vie quotidienne dans ce territoire devenu allemand.
Point Fort: Il abrite un spectaculaire panorama (peinture circulaire) original sur la bataille de Gravelotte.
Intérêt pour la Frontière: Le musée explique comment la défaite a déplacé la frontière, coupant l’ancien département de la Moselle et faisant de Mars-la-Tour un village frontalier.
Münsingen se trouve dans le Land du Bade-Wurtemberg, au cœur du Jura souabe (Schwäbische Alb), une région de collines, de forêts et de formations rocheuses spectaculaires. Elle se situe entre Reutlingen et Ulm dans le land de Bade-Wurtemberg.
40 km au sud-est de Stuttgart,
25 km à l’ouest d’Ulm,
et fait partie du parc naturel de la Schwäbische Alb.
La ville est mentionnée dès le Moyen Âge, et a longtemps appartenu à diverses familles nobles de Souabe.
On y trouve de jolies maisons à colombages et des bâtiments historiques, notamment l’église St. Martin et le palais Altes Schloss.
Pendant plus d’un siècle (de 1895 à 2005), Münsingen a abrité un camp militaire important. Après sa fermeture, ce vaste espace a été transformé en réserve naturelle et zone de conservation — aujourd’hui l’un des plus grands sites protégés d’Allemagne. L’ ancien terrain militaire de Münsingen (l’Truppenübungsplatz Münsingen) est désormais ouvert au public pour la randonnée et le vélo.
Gruorn était un village du Wurtemberg, fondé au Moyen Âge, situé sur le plateau du Schwäbische Alb (Jura souabe), dans le Bade-Wurtemberg.
En 1937, les habitants ont été évacués de force par les autorités nazies pour agrandir le champ de tir de l’armée allemande à Münsingen. Le village a alors été intégré dans une zone militaire fermée.
Après la guerre, la zone a été utilisée par les forces d’occupation (notamment américaines puis allemandes).
Aujourd’hui, il ne reste que l’église Saint-Michel et l’école, restaurées comme lieux de mémoire.
Le camp de Münsingen a été fermé en 2005, et le site fait désormais partie du parc naturel du Jura souabe (Biosphärengebiet Schwäbische Alb).
Gruorn est devenu un village fantôme historique, accessible aux visiteurs — un lieu à la fois mélancolique et chargé d’histoire.
Gruorn existait depuis le Moyen Âge.
Il comptait environ 650 habitants au moment de son évacuation.
C’était un village rural typique du Jura souabe : agriculture, église, école, maisons traditionnelles.
L’évacuation a été vécue comme un déracinement douloureux, imposé par le régime nazi.
En 1937, Hitler a ordonné l’expansion du champ de tir.
Le village fut intégré dans une zone militaire interdite, utilisé pour des exercices d’artillerie et de chars.
Après 1945, il a été utilisé par les troupes américaines, puis par la Bundeswehr (armée allemande).
Le terrain est resté interdit au public jusqu’en 2005.
En 2005, la zone militaire a été rendue au public.
L’église Saint-Michel et l’école ont été restaurées par les anciens habitants et leurs descendants.
Chaque année, une messe commémorative et des rencontres d’anciens habitants y sont organisées.
Gruorn est devenu un lieu de mémoire sur les déracinés du régime nazi.
Gruorn est souvent décrit comme un village fantôme.
L’ambiance est étrange : ruines silencieuses au milieu d’une nature sauvage.
Certains visiteurs parlent d’un sentiment de malaise, de sons inexpliqués, ou même de visions (souvent attribuées à la mémoire des lieux, pas forcément au paranormal).
Des légendes locales évoquent les âmes des habitants expulsés, qui hanteraient encore le site.
Après la fermeture du camp, la nature a repris ses droits.
La région est devenue une réserve de biosphère protégée par l’UNESCO.
On y trouve des espèces rares de plantes, d’oiseaux, et une flore unique.
Gruorn est désormais un lieu de randonnée, mais sous surveillance écologique stricte.
Sur la RN31, en venant de Compiègne ,direction Soissons, à la hauteur de Ressons Le long, sur la gauche ,il y a un Monument qui commémore la “tragédie du Bois des Châssis” entre le 31 août et le 1ᵉʳ septembre 1944.
En août 1944, la Libération progresse en France : dans le sud de l’Aisne, les Alliés avancent, les Allemands sont en repli, et les réseaux de Résistance (FFI, BCRA, etc.) se mobilisent pour appuyer l’effort militaire. A
Dans la zone de Soissons, de Vic‑sur‑Aisne et Ressons‑le‑Long, des unités allemandes restent présentes, notamment pour ralentir l’avance alliée, harceler les communications ou tendre des embuscades. A
Dans la matinée du 31 août, trois résistants non armés — Jacques Blin, Georges Damy et Pierre Roger — traversent l’Aisne pour rejoindre des groupes FFI. Capturés, ils sont exécutés. De façon parallèle, Édouard Ricard, qui circulait à bicyclette, est aussi capturé et tué à la lisière du Bois des Châssis. A
Embuscade dans l’après-midi sur la route nationale N‑31 Le capitaine Georges Muller, chef d’une mission de renseignement (mission “Murat”) du BCRA / forces alliées, et le lieutenant Devillers quittent Soissons en jeep, accompagnés d’un chauffeur américain (Staff Sergeant John W. Califf). Ils longent la N‑31 en direction de Vic-sur-Aisne. Une embuscade est préparée par des soldats allemands camouflés aux abords du Bois des Châssis ; la jeep est criblée de balles. Muller est capturé, probablement interrogé, puis exécuté. Le lieutenant Devillers est tué sur la route. Le chauffeur américain est dépouillé de son uniforme (pour masquer l’origine du véhicule) puis exécuté. A
Les ADN de Soissons
Les communes
de Ressons-le-Long et Vic-sur-Aisne
en souvenir
des brancardier et fusillés
tombés pour la France
au cours de la libération
le 1er septembre 1944
LE MAO Jérôme, brancardier
CALIFF John
Lieutenant MULLER
Lieutenant DEVILLERS
BLIN Jacques
DAMY Georges
ROGER Pierre Jean
ZUNINO Jean
PERDRINI Charles
DÉMARET Florentin Désiré
MAILLIER René
RICARD Édouard
ROUSSEAUX Yvette
L’appel d’un faux renfort et le piège (FFI tombant dans l’embuscade) L’un des soldats allemands aurait enfilé l’uniforme américain et se serait présenté à Soissons, demandant des renforts pour sécuriser Vic‑sur‑Aisne, ce qui semblait crédible — les FFI envoient donc une quarantaine de résistants en camion depuis Soissons. Ces résistants sont pris en embuscade à l’entrée du Bois des Châssis : le camion est pris sous des tirs croisés de mitrailleuses, plusieurs FFI sont tués. Parmi eux : Jean Zunino (17 ans), Charles Pedrini (18 ans), Florentin Demaret (19 ans), René Maillier (29 ans) Une résistante, Yvette Rousseaux (19 ans), est capturée et exécutée. A
Tentative de secours, accident de mina et pertes supplémentaires Dans la nuit, des ambulances improvisées des Assistants du Devoir National (A.D.N.), escortées de FFI, partent pour secourir les blessés. Mais la route est piégée : une ambulance saute sur une mine, tuant son conducteur, blessant gravement des blessées. A
Au petit matin, les secours constatent l’ampleur du massacre : les corps sont découverts en divers points — sur la route, à l’intérieur du bois, en lisière — y compris ceux des victimes de l’attaque de la jeep.
Découvertes des corps, recensement des victimes Le 2 septembre, gendarmes et responsables de la Résistance localisent les cadavres : Jacques Blin, Pierre Roger, Georges Damy, Édouard Ricard, Georges Muller, Yvette Rousseaux, les FFI tués le long de la route, etc. Enfin, André Leffondre, membre du maquis FTP, est retrouvé exécuté à proximité, vraisemblablement par l’unité allemande lors du repli. A
Le Château de Suscinio est une forteresse médiévale située à Sarzeau, dans le Morbihan, en Bretagne (France), au bord de l’océan Atlantique, dans la presqu’île de Rhuys.
Construit à partir du XIIIe siècle par les Ducs de Bretagne.
Résidence de chasse et de villégiature pour les ducs bretons.
Agrandi et fortifié au fil des siècles, notamment au XIVe et XVe siècles, pour résister aux conflits (notamment la guerre de Succession de Bretagne).
Délaissé après le rattachement de la Bretagne à la France (1532), puis utilisé comme carrière de pierres.
Racheté et restauré à partir du XXe siècle.
Château médiéval typique avec douves, pont-levis, hautes tours, et murailles.
Plan en forme de quadrilatère avec tours circulaires à chaque coin.
Longueur : 776 km, ce qui en fait le deuxième plus long fleuve entièrement français après la Loire.
Source : Plateau de Langres, en Côte-d’Or (Bourgogne-Franche-Comté).
Trajet : Traverse Troyes, Paris, Rouen, puis se jette dans la Manche au Havre (estuaire de la Seine).
Bassin versant : Environ 78 650 km², couvrant une grande partie du nord de la France.
Les bateaux-mouches sont une institution parisienne et un symbole du tourisme sur la Seine.
Le terme « mouche » vient du nom de la famille Mouche, qui exploitait les premiers bateaux à vapeur sur la Seine au XIXe siècle, puis a été popularisé par la Compagnie des Bateaux-Mouches, fondée en 1949 par Jean Bruel.
Inspiration : Les bateaux s’inspirent des « mouches » lyonnaises, des bateaux à vapeur qui transportaient passagers et marchandises sur la Saône. Type de bateaux : Bateaux à fond plat, souvent à deux niveaux (dont un découvert), conçus pour la promenade et la visite. Parcours : Circuits d’1 à 2 heures, passant devant les principaux monuments parisiens (Notre-Dame, Tour Eiffel, Musée d’Orsay, Pont Alexandre III, etc.). Ambiance : Commentaires audio (en plusieurs langues), parfois repas ou champagne à bord.
Les cadenas d’amour sur les ponts de Paris sont devenus un symbole romantique mondialement connu, mais aussi un sujet de débat. Voici l’essentiel :
Inspiration : La tradition s’inspire d’un roman italien (« Ho voglia di te » de Federico Moccia, 2006), où un couple attache un cadenas à un pont de Rome.
À Paris : Le phénomène explose vers 2008-2010, surtout sur le pont des Arts et le pont de l’Archevêché, près de Notre-Dame.
Symbole : Les couples gravent leurs initiales sur un cadenas, l’accrochent au pont, puis jettent la clé dans la Seine pour sceller leur amour. En 2014, une partie du pont des Arts s’effondre sous le poids des cadenas (plus de 700 000 cadenas, soit 45 tonnes !). Dégâts : Rouille, dégradation des ponts, risque pour la sécurité. Impact visuel : Certains Parisiens trouvent que cela dénature le patrimoine. Des « murs d’amour » ou des installations artistiques ont été proposés pour remplacer cette tradition, comme les panneaux « Love Without Locks » sur le pont des Arts.
Les étangs de Saint‑Pierre sont situés à l’est de la forêt domaniale de Compiègne, sur la commune de Vieux‑Moulin (Oise), dans les Hauts‑de‑France Wikipédia. Ils furent creusés par les moines célestins du prieuré de Saint‑Pierre‑en‑Chastres pour répondre à leurs besoins alimentaires (poissons) et pour le rouissage du chanvre
À l’origine, il y avait six étangs ; aujourd’hui, il n’en subsiste que trois : l’étang de Saint‑Pierre, celui de la Rouillie et celui de l’ÉtotWikipédia.
Ces étangs couvrent un ensemble de 18 hectares d’eau douce, incluant également le Buissonnet et Sainte‑Périne, propices à la pêche
Le Ru de Berne est un ruisseau d’environ 13,9 km, affilié à l’Aisne dans le bassin Seine–Normandie Wikipédia. Il prend sa source au sud de la forêt de Compiègne, notamment autour du lieu-dit La Folie, près de Palesne (commune de Pierrefonds) Wikipédia+1en forêt de Compiègne.
Il serpente à travers le massif forestier, traverse le lac de Pierrefonds, les étangs de Saint‑Pierre, de la Rouillie et de l’Étot, ainsi que les étangs du Vivier‑Frère‑Robert et de l’Ortille, avant de rejoindre l’Aisne au nord, près de Compiègne
Voyages d'une Picarde en France, à l'étranger et dans le passé avec des photos anciennes