Promenade près de l’Opéra

Lundi de Pâques: (6 avril 2026) un temps superbe dans Paris

Le « Bouillon Chic Italien » fait référence à un nouveau concept qui secoue la scène gastronomique parisienne depuis début 2026 : Ma !, le tout premier bouillon à la sauce italienne.

Situé sur les Grands Boulevards, ce restaurant bouscule les codes en mariant l’efficacité des bouillons parisiens et la générosité des trattorias. L’idée est de reprendre le modèle du bouillon traditionnel (grandes tablées, service rapide, prix très bas) mais appliqué à la gastronomie italienne. Le fondateur, Claude Louzon, a voulu démocratiser des produits nobles : on peut y déguster de la truffe ou du caviar sans se ruiner.

Il est stratégiquement situé au 30 Boulevard des Italiens (9e arrondissement), à l’angle de la rue des Italiens.

Style : Une ambiance « Belle Époque » revisitée, très vivante et bruyante, capable d’accueillir plus de 200 couverts.

La rue des Italiens, située dans le 9e arrondissement de Paris, est une petite voie chargée d’histoire qui relie le Boulevard des Italiens à la rue Taitbout. Bien que courte, elle est au cœur de l’effervescence des Grands Boulevards. Elle doit son nom à sa proximité avec le Boulevard des Italiens. Ce dernier a été nommé ainsi en référence au Théâtre des Italiens (aujourd’hui l’Opéra-Comique), qui s’était installé à proximité au XVIIIe siècle. La rue a été officiellement nommée ainsi en 1911.

  • Nos 5-7 : cet immeuble de style post-haussmannien a été construit en 1911 par l’architecte  Alexis Falconnet . Sa façade possède une horloge monumentale. Il fut autrefois le siège social du journal Le Temps, entre 1861 et 1942, puis siège social du journal Le Monde de 1944 à 1989] avant d’accueillir de 1999 à 2018 le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.

Sources :Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_des_Italiens

Le Grand Café Capucines est l’une des brasseries les plus emblématiques de Paris, située sur les Grands Boulevards, près de l’Opéra Garnier. Inauguré en 1875, l’établissement est rapidement devenu le point de rendez-vous privilégié des artistes, des spectateurs et de la bourgeoisie parisienne. Petite anecdote historique : c’est ici que les frères Lumière ont organisé certaines des toutes premières projections cinématographiques publiques.

Récemment rénové (en 2019 par le studio Toro & Liautard), le restaurant a su conserver son âme historique tout en apportant une touche de modernité :

Au rez-de-chaussée : Un espace lumineux avec un bar en marbre et une verrière contemporaine.

À l’étage : Une ambiance plus feutrée avec des banquettes en velours et des recoins intimes.

Le patio : Une terrasse façon « jardin d’hiver » très prisée pour observer le mouvement incessant du boulevard.

Le Grand Café Capucines est une brasserie traditionnelle qui propose les grands standards de la gastronomie française :

  • Écailler réputé : Le restaurant est célèbre pour ses généreux plateaux de fruits de mer (huîtres Gillardeau, homard, tourteau).
  • Incontournables : Soupe à l’oignon gratinée, escargots de Bourgogne, tartare de bœuf au couteau, et sole meunière.
  • Desserts : Le fameux « Opéra » (clin d’œil au voisin), le millefeuille à la vanille ou les profiteroles.


L’Opéra de Paris utilise ces panneaux publicitaires géants pour financer les travaux de rénovation du monument. La loi française autorise l’affichage publicitaire sur les monuments historiques classés lorsque ceux-ci sont en travaux, à condition que les recettes soient exclusivement affectées au financement du chantier.
Les annonceurs sur la façade de l’Opéra sont généralement des marques de luxe, en cohérence avec le prestige du lieu. On y voit souvent :
Ralph Lauren (qui a d’ailleurs financé la rénovation de certains salons).
Samsung, Apple ou Huawei.
Des marques de haute joaillerie comme Tiffany & Co ou Cartier. Ces panneaux font souvent l’objet de débats. Si certains comprennent la nécessité économique de financer la sauvegarde du patrimoine, d’autres déplorent la « pollution visuelle » et la transformation d’un monument historique en support commercial géant au cœur de Paris.

« Je ne crée pas des vêtements, je crée des rêves. » — Ralph Lauren

Ralph Lifshitz ( dit Ralph Lauren) est né le 14 octobre 1939 dans le Bronx (New York) de parents immigrés juifs biélorusses, il change son nom en Lauren à l’adolescence. Sans aucune formation en école de mode, il commence comme vendeur chez Brooks Brothers. En 1967, il travaille pour un fabricant de cravates et convainc son patron de le laisser lancer sa propre ligne. À l’époque, les cravates étaient étroites et sombres . Lauren les crée larges, colorées et luxueuses. Il les vend sous le nom Polo, un sport qui évoque pour lui l’élégance, le prestige et le style aristocratique.

Ralph Lauren n’a pas seulement créé des vêtements, il a vendu un style de vie. Son look signature mélange :

  • Le style Ivy League (étudiants des grandes universités américaines).
  • Le look Western (cuir, denim, bottes de cowboy).
  • L’élégance du Vieux Monde (aristocratie britannique, tweeds, manoirs). Ralph Lauren est également l’un des plus grands collectionneurs de voitures au monde. Sa collection comprend des pièces rarissimes comme la Bugatti Type 57SC Atlantic, estimée à plusieurs dizaines de millions de dollars.

VERVINS

Vervins (Aisne) est une petite ville de l’Aisne qui compte environ 2 600 habitants.

Le 18 mars 2026 ,le film de Xavier Giannoli (le réalisateur d’Illusions Perdues), intitulé  » Les Rayons et les Ombres »,est sorti au cinéma.
Plusieurs scènes ont été tournées à Vervins, en Thiérache, dans un lieu unique : l’imprimerie du Démocrate de l’Aisne, dernière rotative au plomb encore en activité en Europe. https://www.vallee-de-l-aisne.com/site/2973/lesrayonsetlesombres.html

Le Journal « Le Démocrate de l’Aisne »

Basé justement à Vervins, ce journal est une véritable institution, presque une « anomalie » historique passionnante dans le monde des médias.

  • Histoire : Fondé en 1906 par Pascal Ceccaldi, il est l’un des derniers journaux de France à être encore composé avec des caractères de plomb (linotype), ce qui lui donne un charme et une valeur patrimoniale uniques.
  • L’Identité : C’est un hebdomadaire local qui couvre l’actualité de la Thiérache. Il a survécu à deux guerres mondiales et à la révolution numérique en restant fidèle à ses racines.
  • Reconnaissance : Le journal a été classé au titre des Monuments Historiques en 2022 (pour ses machines et son savoir-faire), ce qui garantit la préservation de ce patrimoine vivant.

Le Traité de Paix de Vervins (2 mai 1598)

Le Traité de Vervins est un acte diplomatique majeur signé entre la France (sous Henri IV) et l’Espagne (sous Philippe II). Il est indissociable de l’Édit de Nantes, signé quelques semaines plus tôt.

  • Le Contexte : La France sort de décennies de guerres de religion. L’Espagne a profité de ce chaos pour intervenir militairement en France et soutenir la Ligue catholique.
  • Les Clauses : L’Espagne accepte de rendre à la France les villes occupées (comme Calais, Amiens ou Le Catelet) et reconnaît Henri IV comme roi légitime de France, malgré son passé protestant.
  • L’Impact : Ce traité confirme la prééminence de la France en Europe et marque la fin des ambitions espagnoles sur le territoire français. Il a permis à Henri IV de pacifier définitivement son royaume.

L’église de Vervins, qui a été le témoin direct de la signature du traité de paix en 1598, est l’Église Notre-Dame de l’Assomption.

Voici quelques points clés qui la rendent spéciale :

  • Le décor du traité : C’est entre ses murs (et dans le bâtiment attenant qui était alors le couvent des Cordeliers) que les plénipotentiaires français et espagnols se sont réunis pour mettre fin au conflit.
  • Architecture : Elle présente un mélange de styles, principalement gothique et Renaissance. Elle a dû être reconstruite et fortifiée à plusieurs reprises à cause des nombreuses invasions que la région a connues.
  • Peintures murales : L’intérieur abrite des fresques remarquables, dont certaines illustrent justement des épisodes historiques liés à la ville et à la religion.

Elle est classée Monument Historique depuis 1975, tout comme les célèbres machines du journal Le Démocrate

L’esterel

L’Esterel : Le Massif de Feu de la Côte d’Azur

Entre le bleu azur de la Méditerranée et le vert profond de la Provence, le massif de l’Esterel se dresse comme un monument naturel flamboyant. Célèbre pour ses roches rouges volcaniques qui plongent brusquement dans la mer, ce territoire de 32 000 hectares est l’un des joyaux les plus sauvages du sud de la France.

Les Incontournables de l’Esterel

1. La Corniche d’Or

Inaugurée en 1903, cette route mythique longe le bord de mer entre Saint-Raphaël et Cannes. Elle offre des points de vue spectaculaires où le rouge de la roche, le vert de la végétation et le bleu de la mer se rencontrent en un tableau vivant.

2. Le Mont Vinaigre

Point culminant du massif (618 mètres), il offre un panorama à 360 degrés. Par temps clair, la vue s’étend de la baie de Cannes jusqu’aux sommets enneigés des Alpes du Sud, et même jusqu’à Saint-Tropez.

3. Le Cap du Dramont et l’Île d’Or

Le Dramont est un site géologique majeur. Au large se trouve l’Île d’Or, une île privée surmontée d’une tour carrée en pierre rouge, qui aurait inspiré Hergé pour l’album de Tintin L’Île Noire.

4. Le Pic de l’Ours

Facilement accessible, ce sommet offre l’une des plus belles vues sur la baie de Cannes et les îles de Lérins.

La particularité de l’Esterel réside dans sa couleur rubis. Contrairement aux massifs calcaires voisins, l’Esterel est composé de rhyolite, une roche volcanique issue d’une activité tectonique intense datant de l’ère primaire (il y a environ 250 millions d’années).

À cette époque, des éruptions massives ont libéré des laves acides qui, en refroidissant, ont donné naissance à ces paysages déchiquetés. L’érosion a ensuite sculpté des pics acérés, des grottes et des criques secrètes, créant un contraste saisissant avec l’eau turquoise de la mer.

Villa d’Esté Tivoli

À seulement 30 kilomètres de l’agitation romaine, perchée sur les collines de Tivoli, se dresse la Villa d’Este. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001, elle incarne l’apogée de la culture de la Renaissance italienne à travers son architecture audacieuse et, surtout, ses jardins spectaculaires qui ont redéfini l’art paysager en Europe.

L’histoire de la villa commence avec le cardinal Hippolyte II d’Este (1509-1572). Fils de la célèbre Lucrèce Borgia et petit-fils du pape Alexandre VI, Hippolyte était un homme de pouvoir, de luxe et un grand mécène. Nommé gouverneur de Tivoli par le pape Jules III en 1550, il reçut comme résidence un ancien couvent bénédictin.

Peu satisfait de ce logement austère, et ayant échoué à plusieurs reprises à se faire élire pape, le cardinal décida de transformer sa demeure en une retraite somptueuse rivalisant avec les palais romains. Il fit appel à l’architecte et antiquaire Pirro Ligorio pour concevoir un ensemble où la nature et l’artifice se marieraient parfaitement.

La Fontaine de Diane d’Éphèse (ou Fontaine de la Nature) : Située à l’origine au centre de l’allée des Cent Fontaines avant d’être déplacée, cette statue surprenante représente la déesse avec de multiples seins, symbolisant la fertilité et la Nature nourricière. C’est l’une des images les plus célèbres du jardin, rappelant le lien entre l’antiquité païenne et la philosophie de la Renaissance

C’est ici que le génie de Ligorio s’exprime pleinement. Le jardin est un labyrinthe de terrasses descendant la colline, où l’eau est omniprésente. Ce qui rend la Villa d’Este unique, c’est que ses centaines de fontaines fonctionnent sans aucune pompe : elles utilisent uniquement la force de gravité et l’ingénierie hydraulique romaine héritée de l’Antiquité.

  1. L’Allée des Cent Fontaines (Viale delle Cento Fontane) : Une promenade de cent mètres bordée de jets d’eau jaillissant de masques, d’aigles et de lys, symboles de la famille Este.La Fontaine de l’Orgue (Fontana dell’Organo) : Un prodige technologique où le mouvement de l’eau actionne un mécanisme pneumatique jouant de véritables mélodies musicales (à écouter toutes les deux heures).La Fontaine de l’Ovato (Fontana dell’Ovato) : Considérée comme l’un des premiers « théâtres d’eau », elle forme un demi-cercle gracieux sous lequel on peut marcher pour admirer la cascade centrale.La Fontaine de Neptune : La plus imposante et la plus récente (restaurée au XXe siècle), elle domine les trois viviers (Peschiere) où se reflète la silhouette du palais.La Rometta : Une fontaine allégorique représentant « la petite Rome » avec ses monuments miniatures, symbolisant le lien indéfectible entre le cardinal et la Ville Éternelle.

GRANDCHAMP

Grand-Champ est une ville située à environ 15 kilomètres au nord de Vannes. C’est une commune qui réussit le pari de mêler patrimoine historique breton et modernité urbaine. Elle est particulièrement réputée pour son cadre verdoyant et ses initiatives culturelles.

Le monument central de la commune est l’Église Saint-Tugdual.

  • Histoire : Bien que les bases de l’édifice soient anciennes, l’église actuelle a été largement reconstruite au XIXe siècle.
  • Architecture : Elle est reconnaissable à son imposant clocher-porche. À l’intérieur, on peut admirer des vitraux de qualité et un mobilier religieux typique de la région. Elle porte le nom de l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne.

Saint Tugdual (appelé aussi Tudwal, Pabu ou Tual) est une figure majeure de l’histoire religieuse bretonne du VIe siècle. Il est l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne.

Il serait né en Grande-Bretagne (actuel Pays de Galles ou Devon) à la fin du Ve siècle. Il est souvent décrit comme étant issu d’une lignée royale.L Comme beaucoup de moines de son époque, il traverse la Manche pour s’installer en Armorique (la Bretagne actuelle) afin de l’évangéliser. Il aurait débarqué dans le Finistère avec plusieurs dizaines de compagnons et sa mère, sainte Pompée

Il est principalement connu pour avoir fondé un monastère au « Val Trecor », qui deviendra la ville de Tréguier (dans les Côtes-d’Armor).

Il est considéré comme le premier évêque de Tréguier, faisant de cette ville l’une des sept étapes du célèbre pèlerinage médiéval, le Tro Breizh.

Une tradition célèbre raconte qu’il se serait rendu à Rome et qu’il y aurait été élu pape sous le nom de Léo V.

Selon la légende, une colombe se serait posée sur son épaule pendant qu’il priait, signe divin de son élection. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est parfois surnommé Pabu (ce qui signifie « Père » ou « Pape » en vieux breton) et qu’il est souvent représenté avec une colombe dans l’art religieux.


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Le Street Art sur l’École
Grand-Champ s’est distinguée récemment par une intégration audacieuse de l’art urbain dans son paysage scolaire.
Le projet : C’est sur les murs de l’école publique Simone Veil (anciennement groupe scolaire de l’Espace 2000) que l’on trouve d’impressionnantes fresques de Street Art.
L’œuvre majeure : L’une des fresques les plus marquantes a été réalisée par l’artiste Auzum (parfois orthographié Ozoum ou lié au collectif « Auzum ») est un street-artiste qui intervient régulièrement dans le Morbihan, notamment pour des projets de revitalisation urbaine et scolaire.

Noel à Soissons

Place Fernand Marquigny

Fernand Marquigny (24 juillet 1876 – 30 octobre 1942) était un homme politique français.

  • Il a été maire de Soissons de 1919 à 1942, une période marquée notamment par la reconstruction de la ville après la Première Guerre mondiale.
  • Il a également été conseiller général de l’Aisne (canton de Soissons) et député de l’Aisne à la Chambre des députés française de 1924 à 1928, siégeant au groupe radical et radical-socialiste. Wikipédia
    La Place Fernand Marquigny à Soissons porte aujourd’hui son nom. C’est un lieu central de la ville où se trouvent notamment le monument aux morts et le marché couvert. visite.fr+1

Avant sa carrière politique, il s’était installé à Soissons comme avoué (profession juridique) en 1901.

https://youtube.com/shorts/yB1qcskOQ64?si=qLgfdmusfpkNnuBP

La Mairie
Ababye St Léger
Rue de St Quentin

Mars la tour

Résumé des batailles de Mars-la-Tour (16 août 1870) et Gravelotte/Saint-Privat (18 août 1870)

Ces batailles sont des épisodes décisifs de la Guerre franco-prussienne de 1870, qui ont mené à l’encerclement de l’Armée française du Rhin commandée par le maréchal Bazaine autour de Metz.


📅 Le 16 août 1870 : Bataille de Mars-la-Tour (ou Rezonville)

La bataille a lieu à l’ouest de Metz, dans les environs de Mars-la-Tour et Vionville.

  • Contexte et Objectif Prussien: L’armée prussienne (environ 30 000 hommes) a pour but de couper la retraite de l’Armée du Rhin (environ 127 000 hommes) vers Verdun et Châlons. L’engagement initial est fortuit.
  • Déroulement: Malgré leur infériorité numérique, les Prussiens engagent le combat. Les Français, bien que surpris, parviennent à tenir leurs positions et à repousser les assauts prussiens grâce à l’efficacité de leurs fusils Chassepot et de leur artillerie. La bataille est marquée par les dernières grandes charges de cavalerie de l’histoire européenne, notamment la charge des cuirassiers français.
  • Issue: Tactiquement, les Français peuvent être considérés comme vainqueurs (ils restent maîtres du terrain et infligent plus de pertes que subi – 13 761 Français contre 15 781 Prussiens). Cependant, l’inaction du maréchal Bazaine, qui décide de ne pas exploiter ce succès pour poursuivre sa retraite vers l’ouest, a une conséquence stratégique désastreuse : il laisse le champ libre aux Prussiens pour regrouper leurs forces et barrer définitivement la route de l’ouest.

📅 Le 18 août 1870 : Bataille de Gravelotte et Saint-Privat

Deux jours après Mars-la-Tour, l’armée de Bazaine est retranchée sur une ligne défensive entre Gravelotte (sud) et Saint-Privat-la-Montagne (nord), juste à l’est de Mars-la-Tour.

  • Forces en Présence: Les Prussiens (plus de 200 000 hommes) ont eu le temps de concentrer des forces considérables face à l’Armée du Rhin (environ 120 000 hommes).
  • Déroulement: Les Prussiens lancent une attaque massive.
    • Au sud, près de Gravelotte, les Français résistent avec une puissance de feu dévastatrice, repoussant vague après vague les assauts prussiens. Cette intensité est à l’origine de l’expression populaire : « Ça tombe comme à Gravelotte. »
    • Au nord, à Saint-Privat, les troupes du Maréchal Canrobert sont soumises à une pression écrasante, notamment de l’artillerie prussienne. Malgré une résistance héroïque, l’absence de renforts de la part de Bazaine conduit à la chute de Saint-Privat et à la rupture du front français.
  • Issue: La bataille est une victoire stratégique et tactique prussienne. Les pertes sont colossales des deux côtés (environ 12 000 Français tués ou blessés contre 20 000 Allemands), mais le résultat est sans appel : l’Armée du Rhin est définitivement bloquée et contrainte de se replier dans la forteresse de Metz, où elle sera assiégée et finira par capituler le 27 octobre 1870.

Le non-achèvement de la retraite française le 16 août et l’incapacité de vaincre le 18 août scellent le sort de l’Armée du Rhin, permettant aux forces prussiennes de poursuivre leur offensive vers l’ouest, qui aboutira à la capitulation de Sedan (2 septembre) et au siège de Paris.

Ce lien vous mènera à une vidéo qui aborde les batailles de Mars-la-Tour/Rezonville et de Gravelotte/Saint-Privat, dans le contexte de la guerre de 1870 : Les batailles de Mars-la-Tour/Rezonville et de Gravelotte/Saint-Privat – E1. Les batailles de Mars-la-Tour/Rezonville et de Gravelotte/Saint-Privat – E1 – YouTubeecpad · 5,6 k vues



Mars-la-Tour : Ancien village-frontière

Suite à la défaite française de 1870 et à la signature du Traité de Francfort en 1871, la commune de Mars-la-Tour s’est retrouvée directement sur la nouvelle frontière franco-allemande (Empire allemand).

  • Période 1: La commune fut un village-frontière avec l’Allemagne de 1871 à 1918.
  • Période 2: Elle redevint un village-frontière avec l’Allemagne de 1940 à 1944 lors de l’annexion de fait de la Moselle.

Aujourd’hui, Mars-la-Tour se situe dans le département de Meurthe-et-Moselle (54) en France. L’ancienne frontière de 1871-1918 est marquée par la limite administrative actuelle entre la Meurthe-et-Moselle et la Moselle (57), département qui était annexé à l’Allemagne à cette époque.

Les Bornes-Frontières de 1871 autour de Mars-la-Tour

Après le Traité de Francfort (1871), plus de 4000 bornes en grès furent plantées sur 400 km pour matérialiser la nouvelle frontière.

  • Le Tracé: La frontière passait juste à l’ouest de Metz, et Mars-la-Tour se retrouva donc en France, tandis que Gravelotte se retrouvait en Allemagne (Moselle annexée).
  • Caractéristiques des Bornes:
    • Elles portent un numéro (de 1 à 4280, en partant de la Suisse) et sont gravées de deux lettres : « F » (pour France) d’un côté et « D » (pour Deutschland/Allemagne) de l’autre.
    • Elles témoignent du tracé sinueux et souvent arbitraire de la nouvelle ligne de démarcation.
  • Visibilité: Un circuit de randonnée permet de suivre l’ancienne Ligne de la Frontière, notamment sur le plateau entre Mars-la-Tour et Saint-Marcel, et d’observer plusieurs de ces bornes encore en place.

Le Musée de la Guerre de 1870 et de l’Annexion (Gravelotte)

Ce musée est un lieu essentiel pour comprendre les batailles du 16 et du 18 août 1870 et leurs conséquences, car il est construit sur l’un des lieux mêmes des combats (la bataille de Gravelotte).

  • Localisation: Gravelotte (Moselle), à quelques kilomètres à l’est de Mars-la-Tour.
  • Thèmes Abordés:
    • Le récit détaillé de la Guerre franco-prussienne de 1870-1871, notamment les batailles de Mars-la-Tour et Gravelotte/Saint-Privat.
    • L’histoire de l’Annexion de l’Alsace-Lorraine (le Reichsland Elsaß-Lothringen) à l’Empire allemand (1871-1918) et la vie quotidienne dans ce territoire devenu allemand.
  • Point Fort: Il abrite un spectaculaire panorama (peinture circulaire) original sur la bataille de Gravelotte.
  • Intérêt pour la Frontière: Le musée explique comment la défaite a déplacé la frontière, coupant l’ancien département de la Moselle et faisant de Mars-la-Tour un village frontalier.


Münsingen, et gruorn

Münsingen se trouve dans le Land du Bade-Wurtemberg, au cœur du Jura souabe (Schwäbische Alb), une région de collines, de forêts et de formations rocheuses spectaculaires. Elle se situe entre
Reutlingen et Ulm dans le land de Bade-Wurtemberg.

  • 40 km au sud-est de Stuttgart,
  • 25 km à l’ouest d’Ulm,
  • et fait partie du parc naturel de la Schwäbische Alb.
  • La ville est mentionnée dès le Moyen Âge, et a longtemps appartenu à diverses familles nobles de Souabe.
  • On y trouve de jolies maisons à colombages et des bâtiments historiques, notamment l’église St. Martin et le palais Altes Schloss.
  • Pendant plus d’un siècle (de 1895 à 2005), Münsingen a abrité un camp militaire important. Après sa fermeture, ce vaste espace a été transformé en réserve naturelle et zone de conservation — aujourd’hui l’un des plus grands sites protégés d’Allemagne.
    L’ ancien terrain militaire de Münsingen (l’Truppenübungsplatz Münsingen) est désormais ouvert au public pour la randonnée et le vélo.

Gruorn était un village du Wurtemberg, fondé au Moyen Âge, situé sur le plateau du Schwäbische Alb (Jura souabe), dans le Bade-Wurtemberg.

En 1937, les habitants ont été évacués de force par les autorités nazies pour agrandir le champ de tir de l’armée allemande à Münsingen. Le village a alors été intégré dans une zone militaire fermée.

Après la guerre, la zone a été utilisée par les forces d’occupation (notamment américaines puis allemandes).

Aujourd’hui, il ne reste que l’église Saint-Michel et l’école, restaurées comme lieux de mémoire.

Le camp de Münsingen a été fermé en 2005, et le site fait désormais partie du parc naturel du Jura souabe (Biosphärengebiet Schwäbische Alb).

Gruorn est devenu un village fantôme historique, accessible aux visiteurs — un lieu à la fois mélancolique et chargé d’histoire.

Gruorn existait depuis le Moyen Âge.

Il comptait environ 650 habitants au moment de son évacuation.

C’était un village rural typique du Jura souabe : agriculture, église, école, maisons traditionnelles.

L’évacuation a été vécue comme un déracinement douloureux, imposé par le régime nazi.

  • En 1937, Hitler a ordonné l’expansion du champ de tir.
  • Le village fut intégré dans une zone militaire interdite, utilisé pour des exercices d’artillerie et de chars.
  • Après 1945, il a été utilisé par les troupes américaines, puis par la Bundeswehr (armée allemande).
  • Le terrain est resté interdit au public jusqu’en 2005.
  • En 2005, la zone militaire a été rendue au public.
  • L’église Saint-Michel et l’école ont été restaurées par les anciens habitants et leurs descendants.
  • Chaque année, une messe commémorative et des rencontres d’anciens habitants y sont organisées.
  • Gruorn est devenu un lieu de mémoire sur les déracinés du régime nazi.
  • Gruorn est souvent décrit comme un village fantôme.
  • L’ambiance est étrange : ruines silencieuses au milieu d’une nature sauvage.
  • Certains visiteurs parlent d’un sentiment de malaise, de sons inexpliqués, ou même de visions (souvent attribuées à la mémoire des lieux, pas forcément au paranormal).
  • Des légendes locales évoquent les âmes des habitants expulsés, qui hanteraient encore le site.

Après la fermeture du camp, la nature a repris ses droits.

La région est devenue une réserve de biosphère protégée par l’UNESCO.

On y trouve des espèces rares de plantes, d’oiseaux, et une flore unique.

Gruorn est désormais un lieu de randonnée, mais sous surveillance écologique stricte.

Monument du Bois des châssis

Sur la RN31, en venant de Compiègne ,direction Soissons, à la hauteur de Ressons Le long, sur la gauche ,il y a un Monument qui commémore
la “tragédie du Bois des Châssis” entre le 31 août et le 1ᵉʳ septembre 1944.

https://www.vallee-de-l-aisne.com/site/2964/lemonumentduboisdeschassis.html

Le monument a été inauguré le 2 septembre 1945, un an après l’événement. A cette époque, il était sur la droite de la route

En 2025, il a été déplacé. Une « borne » du réseau départemental Aisne Terre de Mémoire a été inaugurée pour mieux valoriser ce lieu de mémoire.

https://fusilles-40-44.maitron.fr/ressons-le-long-aisne-lieu-dit-bois-des-chassis-31-aout-1er-septembre-1944/

En août 1944, la Libération progresse en France : dans le sud de l’Aisne, les Alliés avancent, les Allemands sont en repli, et les réseaux de Résistance (FFI, BCRA, etc.) se mobilisent pour appuyer l’effort militaire. A

Dans la zone de Soissons, de Vic‑sur‑Aisne et Ressons‑le‑Long, des unités allemandes restent présentes, notamment pour ralentir l’avance alliée, harceler les communications ou tendre des embuscades. A

Dans la matinée du 31 août, trois résistants non armés — Jacques Blin, Georges Damy et Pierre Roger — traversent l’Aisne pour rejoindre des groupes FFI. Capturés, ils sont exécutés.
De façon parallèle, Édouard Ricard, qui circulait à bicyclette, est aussi capturé et tué à la lisière du Bois des Châssis. A

Embuscade dans l’après-midi sur la route nationale N‑31
Le capitaine Georges Muller, chef d’une mission de renseignement (mission “Murat”) du BCRA / forces alliées, et le lieutenant Devillers quittent Soissons en jeep, accompagnés d’un chauffeur américain (Staff Sergeant John W. Califf). Ils longent la N‑31 en direction de Vic-sur-Aisne.
Une embuscade est préparée par des soldats allemands camouflés aux abords du Bois des Châssis ; la jeep est criblée de balles. Muller est capturé, probablement interrogé, puis exécuté. Le lieutenant Devillers est tué sur la route. Le chauffeur américain est dépouillé de son uniforme (pour masquer l’origine du véhicule) puis exécuté. A

Les ADN de Soissons

Les communes

de Ressons-le-Long et Vic-sur-Aisne

en souvenir

des brancardier et fusillés

tombés pour la France

au cours de la libération

le 1er septembre 1944

LE MAO Jérôme, brancardier

CALIFF John

Lieutenant MULLER

Lieutenant DEVILLERS

BLIN Jacques

DAMY Georges

ROGER Pierre Jean

ZUNINO Jean

PERDRINI Charles

DÉMARET Florentin Désiré

MAILLIER René

RICARD Édouard

ROUSSEAUX Yvette

L’appel d’un faux renfort et le piège (FFI tombant dans l’embuscade)
L’un des soldats allemands aurait enfilé l’uniforme américain et se serait présenté à Soissons, demandant des renforts pour sécuriser Vic‑sur‑Aisne, ce qui semblait crédible — les FFI envoient donc une quarantaine de résistants en camion depuis Soissons.
Ces résistants sont pris en embuscade à l’entrée du Bois des Châssis : le camion est pris sous des tirs croisés de mitrailleuses, plusieurs FFI sont tués. Parmi eux : Jean Zunino (17 ans), Charles Pedrini (18 ans), Florentin Demaret (19 ans), René Maillier (29 ans)
Une résistante, Yvette Rousseaux (19 ans), est capturée et exécutée. A

Tentative de secours, accident de mina et pertes supplémentaires
Dans la nuit, des ambulances improvisées des Assistants du Devoir National (A.D.N.), escortées de FFI, partent pour secourir les blessés. Mais la route est piégée : une ambulance saute sur une mine, tuant son conducteur, blessant gravement des blessées. A

  1. Au petit matin, les secours constatent l’ampleur du massacre : les corps sont découverts en divers points — sur la route, à l’intérieur du bois, en lisière — y compris ceux des victimes de l’attaque de la jeep.
  2. Découvertes des corps, recensement des victimes
    Le 2 septembre, gendarmes et responsables de la Résistance localisent les cadavres : Jacques Blin, Pierre Roger, Georges Damy, Édouard Ricard, Georges Muller, Yvette Rousseaux, les FFI tués le long de la route, etc.
    Enfin, André Leffondre, membre du maquis FTP, est retrouvé exécuté à proximité, vraisemblablement par l’unité allemande lors du repli. A

Sources:https://www.aisne.com/territoire/terre-memoire/1939-1945-seconde-guerre-mondiale/liberation-laisne

https://www.uswarmemorials.org/html/monument_details.php?SiteID=2678&MemID=3522

Monuments

Bois des Chassis Massacre Monument

Name:John William CaliffRank:Staff SergeantSerial Number:36065479Unit:1st Infantry DivisionDate of Death:1944-08-31State:IllinoisCemetery:Epinal American Cemetery, Dinozé, FrancePlot:ARow:14Grave:53Decoration:Bronze Star, Purple Heart

Sources :

https://www.uswarmemorials.org/html/people_details.php?PeopleID=31856

Le Château de Suscinio

Le Château de Suscinio est une forteresse médiévale située à Sarzeau, dans le Morbihan, en Bretagne (France), au bord de l’océan Atlantique, dans la presqu’île de Rhuys.

Construit à partir du XIIIe siècle par les Ducs de Bretagne.

Résidence de chasse et de villégiature pour les ducs bretons.

Agrandi et fortifié au fil des siècles, notamment au XIVe et XVe siècles, pour résister aux conflits (notamment la guerre de Succession de Bretagne).

Délaissé après le rattachement de la Bretagne à la France (1532), puis utilisé comme carrière de pierres.

Racheté et restauré à partir du XXe siècle.

Château médiéval typique avec douves, pont-levis, hautes tours, et murailles.

Plan en forme de quadrilatère avec tours circulaires à chaque coin.

Voyages d'une Picarde en France, à l'étranger et dans le passé avec des photos anciennes