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Lourdes et les papes : de Jean-Paul II à Léon XIV, une histoire exceptionnelle







Une histoire de plus de 150 ans entre Lourdes et les papes

L’histoire de Lourdes et des souverains pontifes commence donc bien avant les images télévisées des visites de Jean-Paul II et de Benoît XVI.

Elle s’étend sur plus d’un siècle et demi, depuis les premiers liens établis après les apparitions jusqu’à la venue de Léon XIV.

À l’occasion de cette visite, le sanctuaire présente d’ailleurs en 2026 une exposition intitulée « Lourdes et les papes. De Pie IX à Léon XIV », consacrée aux relations entre Lourdes et les souverains pontifes. Elle rassemble notamment des objets, présents et souvenirs conservés dans les collections du sanctuaire.

Cette exposition permet de comprendre combien Lourdes a occupé une place particulière dans l’histoire contemporaine de la papauté.

Les papes et Lourdes : les principales dates

1858 – Apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous.

1854 – Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception, quatre ans avant les apparitions.

1925 – Le pape Pie XI béatifie Bernadette Soubirous.

1933 – Pie XI canonise Bernadette Soubirous.

1957 – Pie XII publie l’encyclique Le pèlerinage de Lourdes.

1983 – Jean-Paul II effectue son premier pèlerinage à Lourdes.

2004 – Jean-Paul II revient à Lourdes pour le 150e anniversaire du dogme de l’Immaculée Conception.

2008 – Benoît XVI se rend à Lourdes pour le 150e anniversaire des apparitions.

Jean-Paul II, le premier pape à se rendre à Lourdes

Le premier pape à venir à Lourdes pendant son pontificat fut Jean-Paul II.

Karol Wojtyła connaissait toutefois Lourdes bien avant de devenir pape. Il y était déjà venu comme jeune prêtre, puis comme archevêque et cardinal de Cracovie.

Devenu pape en 1978, Jean-Paul II se rendit une première fois à Lourdes les 14 et 15 août 1983.

Ce premier pèlerinage avait une signification particulière. Il intervenait pendant l’Année Sainte de la Rédemption et coïncidait avec le 125e anniversaire des apparitions de Lourdes.

Jean-Paul II avait lui-même expliqué qu’il ne s’agissait pas simplement d’un voyage pastoral mais avant tout d’un pèlerinage. Il souhaitait rejoindre les pèlerins de Lourdes et participer avec eux aux prières qui se déroulaient depuis plus d’un siècle dans la cité mariale.

Durant son séjour, il pria à la grotte de Massabielle, participa au Rosaire et à la procession aux flambeaux, célébra la messe de l’Assomption et rencontra notamment les malades et les jeunes.

Dans son discours d’adieu, Jean-Paul II évoqua Lourdes comme un lieu particulièrement présent dans sa vie spirituelle. Il rappela notamment qu’à Rome, dans les jardins du Vatican, il aimait prier devant une reproduction de la grotte de Massabielle.

Jean-Paul II revient à Lourdes en 2004

Vingt et un ans après son premier pèlerinage, Jean-Paul II revint à Lourdes les 14 et 15 août 2004.

Cette seconde visite était organisée à l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, proclamé par le pape Pie IX en 1854.

Le pape arriva à l’aéroport de Tarbes le 14 août avant de rejoindre le sanctuaire. Il pria à la grotte de Massabielle, participa au Rosaire et à la procession aux flambeaux.

Le lendemain, jour de l’Assomption, il célébra la messe dans la Prairie devant les pèlerins. Il revint également à la grotte pour un temps de prière personnelle avant de quitter Lourdes.

Cette seconde visite fut particulièrement marquante en raison de l’état de santé du souverain pontife. Jean-Paul II, déjà très diminué physiquement, voulut néanmoins effectuer ce pèlerinage.

L’image du pape malade priant auprès des malades de Lourdes est devenue l’une des images fortes de cette visite.

Le Cachot et les années de pauvreté

Après avoir vécu au Moulin de Boly, la famille Soubirous connut de graves difficultés financières.

Elle finit par occuper le Cachot, une ancienne cellule de prison située rue des Petits-Fossés.

C’est depuis ce logement très modeste que Bernadette partit le 11 février 1858, accompagnée de sa sœur et d’une amie, pour aller chercher du bois.

Elle se rendit alors à Massabielle.

Le Cachot est donc directement lié au récit des apparitions et constitue aujourd’hui encore un lieu important de mémoire.

La grotte de Massabielle, cœur de Lourdes

La grotte de Massabielle se trouve au bord du Gave de Pau.

À l’époque des apparitions, le site était un endroit relativement isolé et peu fréquenté. Aujourd’hui, il accueille chaque année des pèlerins venus du monde entier.

La statue de la Vierge qui se trouve dans la niche de la grotte fut réalisée par Joseph-Hugues Fabisch.

La source découverte par Bernadette le 25 février 1858 est également devenue l’un des symboles de Lourdes.


La source miraculeuse de Lourdes

La source de Lourdes, souvent appelée « source miraculeuse », est intimement liée aux apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Le 25 février 1858, lors de la neuvième apparition à la grotte de Massabielle, Bernadette reçoit la consigne de boire à la source et de s’y laver. À cet endroit, il n’y avait alors qu’un sol humide. La jeune fille gratte la terre avec ses mains et fait apparaître progressivement une petite source dont l’eau va rapidement devenir l’un des grands symboles de Lourdes.

L’eau de la source est depuis recueillie dans les réservoirs des Sanctuaires de Lourdes et alimente notamment les fontaines ainsi que les piscines où les pèlerins peuvent se baigner. Elle est distribuée gratuitement aux visiteurs qui souhaitent en emporter.

Pour les pèlerins, cette eau possède une forte dimension spirituelle. L’Église catholique ne considère cependant pas que l’eau de Lourdes possède, en elle-même, un pouvoir magique ou médical : les guérisons attribuées à Lourdes font l’objet d’un examen médical et religieux particulièrement rigoureux. À ce jour, 70 guérisons ont été officiellement reconnues comme miraculeuses par l’Église catholique.

La source constitue ainsi un élément essentiel de l’histoire de Lourdes. Elle rappelle directement l’une des scènes les plus célèbres des apparitions de Bernadette Soubirous et explique pourquoi l’eau occupe une place si importante dans le pèlerinage.

À quelques mètres de la source se trouve la grotte de Massabielle, où les pèlerins viennent encore aujourd’hui se recueillir devant la statue de Notre-Dame de Lourdes.

https://www.vallee-de-l-aisne.com/site/2902/lecentenairedelourdes.html


Benoît XVI à Lourdes en 2008

Après Jean-Paul II, c’est Benoît XVI qui se rendit à Lourdes.

Joseph Ratzinger arriva dans la cité mariale en septembre 2008, à l’occasion du 150e anniversaire des apparitions.

Mais Benoît XVI connaissait déjà Lourdes.

Avant son élection au pontificat, il y était venu en 1981, à l’occasion du Congrès eucharistique international. Il expliqua lui-même, avant son voyage de 2008, qu’il gardait de cette première visite un « très beau souvenir ».

Sa visite de 2008 fut profondément marquée par la prière, le silence et la présence des malades.

Le pape participa notamment à la procession mariale et au Rosaire. Dans son homélie, il évoqua la longue tradition de prière qui s’élève jour et nuit devant la grotte de Massabielle.

Benoît XVI rappela également que son prédécesseur Jean-Paul II était venu deux fois à Lourdes.

Lors de son voyage, Benoît XVI célébra notamment la messe dans la Prairie et prononça l’Angélus devant les pèlerins.

Les futurs papes venus à Lourdes avant leur élection

Plusieurs hommes qui deviendront ensuite papes avaient déjà effectué un pèlerinage à Lourdes.

Parmi eux figurent notamment Benoît XV, Pie XI, Pie XII, Paul VI et Jean-Paul Ier. Le sanctuaire rappelle également le passage du futur Jean XXIII, alors nonce apostolique à Paris.

Le futur Pie XI, Achille Ratti, avait ainsi découvert Lourdes avant de devenir pape. Une fois élu, il manifesta une nouvelle fois son attachement au sanctuaire en procédant à la béatification de Bernadette Soubirous en 1925, puis à sa canonisation en 1933.

Le futur Pie XII était lui aussi venu à Lourdes avant son élection. Devenu pape, il consacra en 1957 une encyclique au pèlerinage de Lourdes.

Cette succession montre que les liens entre Lourdes et la papauté sont beaucoup plus anciens que les seules visites officielles des XXe et XXIe siècles.

Le cas particulier du pape François

Le pape François occupe une place particulière dans cette histoire.

Contrairement à Jean-Paul II et Benoît XVI, François ne s’est jamais rendu à Lourdes pendant son pontificat.

Il a cependant régulièrement évoqué le sanctuaire et son message, notamment lorsqu’il parlait des malades, des personnes fragiles et de la compassion.

Ainsi, entre 2013 et 2025, Lourdes a continué d’occuper une place importante dans la vie de l’Église catholique sans que le pape François ne fasse lui-même le déplacement.

De la petite grotte de Massabielle aux grands rassemblements de pèlerins, Lourdes a profondément changé depuis 1858.

La ville conserve cependant les traces de son histoire : la grotte, les basiliques, le Moulin de Boly, le Cachot, la maison familiale de Bernadette et les rues de la vieille ville.

À quelques kilomètres seulement commencent les grands paysages pyrénéens.

Cette association entre spiritualité, histoire, patrimoine et montagne fait de Lourdes une destination particulière.

Sainte Anne d’Auray

Le lieu de pèlerinage de Sainte Anne d’Auray, situé en Bretagne(Morbihan)est un site de dévotion dédié à Sainte Anne, la mère de la Vierge Marie. Ce sanctuaire est particulièrement vénéré par les catholiques bretons et attire de nombreux pèlerins chaque année.

Le pèlerinage a commencé au XVIIe siècle, lorsque des apparitions de Sainte Anne ont été rapportées par un jeune garçon nommé Yves Nicolazic. Ces événements ont conduit à la construction d’une chapelle, qui a été agrandie au fil des ans pour devenir une basilique.


Le pèlerinage de Sainte-Anne-d’Auray est l’un des plus grands lieux de pèlerinage catholique dédié à Sainte Anne, la mère de la Vierge Marie. Il attire chaque année des milliers de fidèles, notamment le 26 juillet, jour de la fête de sainte Anne, qui est aussi la patronne des Bretons.

Ce pèlerinage remonte au XVIIe siècle, lorsqu’un humble laboureur, Yvon Nicolazic, affirme avoir reçu des apparitions de Sainte Anne lui demandant de faire reconstruire une ancienne chapelle tombée en ruine. L’autorisation est donnée en 1625, et le sanctuaire devient rapidement un lieu de dévotion populaire.

Le site comprend aujourd’hui la basilique Sainte-Anne-d’Auray, un cloître, un monument aux morts bretons de la Première Guerre mondiale, ainsi qu’un chemin de croix. Chaque année, les pèlerins viennent y prier, se recueillir, participer à des messes, des processions et des veillées spirituelles.


Visiter le Vatican : Immersion au Cœur de la Cité Sainte

Le Vatican, plus petit État du monde niché au centre de Rome, est bien plus qu’une destination touristique : c’est un haut lieu de pèlerinage, un trésor d’histoire et le centre névralgique de la chrétienté. Entre splendeurs architecturales, traditions séculaires et mémoire des souverains pontifes, découvrez les étapes incontournables d’une visite marquante.

Basilique Saint pierre

La Basilique Saint-Pierre : Un Chef-d’Œuvre Monumental

Épicentre du Vatican, la Basilique Saint-Pierre impressionne d’abord par ses dimensions spectaculaires et son architecture sacrée. En franchissant ses portes, le visiteur plonge dans des siècles d’art et de dévotion.

La Porte Sainte (Porta Santa) : Sculptée de reliefs saisissants, cette porte recèle une symbolique spirituelle majeure. Elle a la particularité d’être murée de l’intérieur et ouverte uniquement lors des années de Jubilé par le Pape. Traverser son seuil lors de ces années saintes est, pour les pèlerins, un geste de démarche pénitentielle et de renouveau.


Garde pontificale Suisse

La Garde Pontificale Suisse : Les Gardiens du Pape

Impossible de visiter le Vatican sans remarquer la célèbre Garde Suisse. Vêtus de leurs célèbres uniformes colorés de style Renaissance aux rayures bleues, jaunes et rouges, ces soldats veillent sur la sécurité du souverain pontife depuis 1506. C’est la plus petite et la plus ancienne armée régulière du monde, symbole de fidélité absolue et de tradition préservée au fil des époques.

Tombeau du Pape Jean- Paul II

Au Cœur de l’Histoire : Le Tombeau des Papes

La basilique est aussi la dernière demeure de grandes figures de l’Église. Les fidèles et les passionnés d’histoire viennent s’y recueillir, notamment devant :

  • Le Tombeau de Saint Jean-Paul II : Le pape polonais, canonisé en 2014, reste l’une des figures les plus aimées et influentes de l’histoire moderne. Sa sépulture attire quotidiennement une foule de pèlerins venus du monde entier.

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Les Figures de la Papauté Contemporaine

L’histoire du Vatican s’écrit à travers ses dirigeants. L’article met en lumière des figures marquantes du XXIe siècle :

  • Benoît XVI (Joseph Aloisius Ratzinger) : Élu en 2005 pour devenir le 265e pape de l’Église catholique, ce brillant prélat et théologien allemand a marqué les esprits par sa profonde érudition. Son pontificat a pris une tournure historique majeure lorsqu’il a annoncé sa renonciation en 2013, un événement inédit depuis des siècles. Il s’est éteint au Vatican le 31 décembre 2022.
  • Le Pape François (Jorge Mario Bergoglio) : Premier pape issu du continent américain (Argentine), il a succédé directement à Benoît XVI en 2013, insufflant un style pastoral axé sur la simplicité et la proximité.

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Le successeur du pape Benoît XVI est le pape François (de son nom de naissance Jorge Mario Bergoglio).

Il a été élu le 13 mars 2013 à la suite de la renonciation historique de Benoît XVI. Originaire d’Argentine, il est le tout premier pape issu du continent américain.


Vimy et Notre-Dame-de-Lorette : Émotion, Histoire et Mémoire dans le Pas-de-Calais

Des photos prises avant la seconde guerre mondiale par d’anciens combattants de la guerre 14/18 lors d’un pèlerinage à Vimy

Situés dans le département du Pas-de-Calais, les sites de Vimy et de Notre-Dame-de-Lorette constituent deux étapes incontournables du tourisme de mémoire en France. Témoins majeurs des combats tragiques de la Première Guerre mondiale, ces lieux offrent aujourd’hui un cadre empreint de recueillement, de beauté et d’histoire.

4 anciens combattants de 14/18

Le Mémorial Canadien de Vimy

Érigé au sommet de la crête de Vimy, le Mémorial national du Canada est un monument spectaculaire et émouvant. Il rend hommage aux soldats canadiens tombés en France durant la Grande Guerre, et particulièrement lors de la célèbre bataille de la crête de Vimy en avril 1917.

  • Ce qu’il faut voir :
    • Les statues imposantes : Dominant le paysage, le monument en pierre blanche arbore des sculptures allégoriques incarnant la paix, la justice et le deuil.
    • Le réseau de tranchées préservé : Marchez au cœur des tranchées restaurées et découvrez la réalité du front.
    • Le Centre d’accueil et d’interprétation : Un espace muséal interactif pour mieux comprendre l’histoire de la bataille et le rôle des troupes canadiennes.

« La basilique et la tour lanterne de la plus grande nécropole militaire française veillent sur plus de 42 000 soldats français morts durant la Première Guerre Mondiale sur le front de l’Artois, mais aussi des Flandres françaises et belges. Moins de la moitié a été identifié. Le site (cimetière, ossuaires, basilique et tour-lanterne) a une superficie de plus de 25 hectares.

Durant la Grande Guerre, la colline de Lorette avait une position dominante, à 165m de hauteur, qui permettait une vue à 360° de toute la région de Lens jusqu’à Arras. Elle fut occupée par les Allemands dès octobre 1914 et les Français, aidés par les Britanniques, tentèrent de la reprendre, au prix de très nombreux morts, jusqu’en octobre 1915. »

Mémorial national du Canada à Vimy
Le Monument commémoratif du Canada à Vimy rend hommage à tous ceux qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Il porte les noms des soldats morts en France qui n’ont pas de tombe. Il a été construit sur le site de la victoire du Canada pendant la bataille de la crête de Vimy.
Le 26 juillet 1936

https://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/memorials/vimy

Cimetière Américain de Colleville sur Mer

L’Américan Battle monuments Commision (A.B.M.C) a été créée par le Congrès des Etats Unis en 1923. Elle érige et entretient les cimetières Américains .

https://collevillesurmer.fr/cimetiere-americain/

L’autel de la chapelle est en marbre noir et or des Pyrénées.

Le cimetière surplombe la plage d’Omaha Beach

Le jardin des Disparus :1553 noms sont inscrits sur le mur en arc de cercle .

Fourvière

Notre Dame de Fourvière a été bâtie à Lyon sur la colline qui domine la ville et dont elle porte le nom . Elle occupe l’emplacement de l’ancien forum de Trajan ( Forum vetus, d’où Fourvière ) qui fut témoin du martyre de Saint Pothin, premier évêque de Lyon .

Dès le Xeme siècle on avait construit un sanctuaire à cet endroit il fut détruit en 1862 par les huguenots .En 1586,le chapitre de Lyon édifia une nouvelle chapelle ( suite à des guérisons lors de l’épidémie de Peste en 1628)

Le 8 septembre 1643, la ville de Lyon se mit sous la protection de Notre Dame de Fourvière . En 1751 un sanctuaire plus vaste a été construit . Il fut fermé durant la Révolution et rouvert en 1800. En 185 le Pape Pie VII l’a consacré de nouveau .

On entreprit de reconstruire la chapelle de 1872 à 1894.

Chaque année pour le 8 décembre ( jour de la fête de l’immaculée conception ) la ville illumine pour la Fête des lumières