Archives de catégorie : Photos rétros

Regards croisés sur le Rhin : Mayence au cœur des années 1920

Ces deux cartes postales, affranchies et envoyées respectivement en 1923 et 1924, ouvrent une fenêtre fascinante sur l’ambiance des bords du Rhin à l’époque de l’entre-deux-guerres. À cette période, la région subit de profonds bouleversements géopolitiques : la Rhénanie est sous occupation alliée — principalement française à Mayence (Mainz) —, ce qui explique les mentions trilingues (allemand, français, anglais) qui ornent souvent les souvenirs de l’époque.

Une mer de toits : Mayence depuis l’église Saint-Étienne (1924)

La carte postale, postée en 1924, offre un panorama spectaculaire et paisible de la ville de Mayence vue depuis la haute silhouette de la Stephanskirche (l’église Saint-Étienne, célèbre aujourd’hui pour ses vitraux de Marc Chagall).

  • Le cœur historique préservé : Ce cliché colorisé témoigne de la densité architecturale de la vieille ville avant les destructions massives de la Seconde Guerre mondiale. On y distingue parfaitement les clochers de la majestueuse cathédrale Saint-Martin de Mayence (Mainzer Dom) s’élevant au-dessus d’un dédale de toits en ardoise.
  • Le Rhin en toile de fond : En arrière-plan, le fleuve s’étire paisiblement, enjambé par le pont historique (l’ancêtre du pont Theodor-Heuss).

L’effervescence du fleuve : Le pont de bateaux d’Ehrenbreitstein (1923)

La carte postale nous transporte légèrement en aval de Mayence, face à la majestueuse forteresse d’Ehrenbreitstein, qui surplombe Coblence et le Rhin.

  • Une prouesse d’ingénierie disparue : L’élément central est le célèbre pont de bateaux (Schiffbrücke). Avant la généralisation des grands ponts suspendus en acier, ces structures flottantes permettaient de relier les deux rives tout en s’ouvrant par sections pour laisser passer le trafic fluvial.
  • Le géant à aubes : Au premier plan, un imposant navire à vapeur trace sa route. Il s’agit d’un des mythiques bateaux de la flotte rhénane. La légende trilingue rappelle l’importance touristique et militaire internationale du fleuve à cette date charnière de 1923, marquée par de vives tensions économiques et politiques en Allemagne.

Des morceaux d’histoire voyageuse

Ces correspondances de 1923 et 1924 ne sont pas de simples paysages : elles capturent le quotidien d’une région à la fois carrefour culturel de l’Europe et zone sous haute surveillance. Qu’elles aient été envoyées par un soldat de l’armée du Rhin ou par un voyageur de passage, elles figent à jamais le charme intemporel et la puissance fluviale de Mayence.

Vimy et Notre Dame de Lorette

Des photos prises avant la seconde guerre mondiale par d’anciens combattants de la guerre 14/18 lors d’un pèlerinage à Vimy

4 anciens combattants de 14/18

https://www.weekend-en-hautsdefrance.com/le-memorial-14-18-de-notre-dame-de-lorette/

« La basilique et la tour lanterne de la plus grande nécropole militaire française veillent sur plus de 42 000 soldats français morts durant la Première Guerre Mondiale sur le front de l’Artois, mais aussi des Flandres françaises et belges. Moins de la moitié a été identifié. Le site (cimetière, ossuaires, basilique et tour-lanterne) a une superficie de plus de 25 hectares.

Durant la Grande Guerre, la colline de Lorette avait une position dominante, à 165m de hauteur, qui permettait une vue à 360° de toute la région de Lens jusqu’à Arras. Elle fut occupée par les Allemands dès octobre 1914 et les Français, aidés par les Britanniques, tentèrent de la reprendre, au prix de très nombreux morts, jusqu’en octobre 1915. »

Mémorial national du Canada à Vimy
Le Monument commémoratif du Canada à Vimy rend hommage à tous ceux qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Il porte les noms des soldats morts en France qui n’ont pas de tombe. Il a été construit sur le site de la victoire du Canada pendant la bataille de la crête de Vimy.
Le 26 juillet 1936

https://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/memorials/vimy

Escapade à Deauville : Cinéma, Planches et Élégance Normande

Située en Normandie, au cœur du département du Calvados et rattachée à l’arrondissement de Lisieux, Deauville est la reine incontestée de la Côte Fleurie. Symbole du chic et du glamour à la française, cette station balnéaire mythique séduit autant les amoureux du septième art que les passionnés d’histoire et de mode.


Le rendez-vous incontournable du Septième Art

Depuis sa création en 1975, Deauville vibre chaque année au rythme du Festival du film américain, qui se tient traditionnellement durant les dix premiers jours de septembre. C’est l’occasion pour la ville de revêtir ses habits de lumière et d’accueillir les plus grandes stars hollywoodiennes. En témoignent les souvenirs du 31e festival en 2005, marqué par la venue du chanteur Christophe (1945-2020) venu dédicacer des photos, ou encore la présence de Nicole Kidman qui faisait alors la couverture des magazines de l’époque.

Le long des célèbre planches,les noms d’artistes américains

Les célèbres Planches et le grand écran

Impossible de dissocier Deauville de ses mythiques Planches. Bordant la plage, cette promenade est célèbre pour ses cabines de bain ornées des noms des plus illustres artistes américains.

Mais Deauville a également inspiré le cinéma français. C’est ici que Claude Lelouch a tourné son chef-d’œuvre Un homme et une femme (1966). Porté par Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant, ce film dont Lelouch fut à la fois réalisateur, scénariste, producteur et directeur de la photographie, a connu un triomphe international. Couronné par la Palme d’or au Festival de Cannes, il a également remporté l’Oscar du meilleur film étranger et celui du meilleur scénario original.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_homme_et_une_femme#Autour_du_film

En 2005 lors du 31 ème Festival du film Américain le chanteur Christophe (1945/2020) avait dédicacé des photos au public.

Nicole Kidman en couverture du magazine le 21 è arrondissment de spetmebre 2005


Entre traditions équestres, prestige et haute couture

Au-delà du grand écran, Deauville se distingue par son art de vivre unique :

  • L’univers du cheval : La ville est mondialement réputée pour ses courses hippiques passionnantes et ses infrastructures d’exception.
Le casino

Le Casino : Véritable joyau architectural, son casino reste le lieu de rendez-vous incontournable des soirées de la côte.

L’empreinte de la mode : Deauville a toujours inspiré les plus grands créateurs. C’est ici, en 1913, que la célèbre couturière Coco Chanel (1883-1971) a choisi d’ouvrir sa toute seconde boutique, scellant à jamais le lien entre la ville et la haute couture.