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Échappée à Laon : la « Montagne Couronnée » de l’Aisne


Nichée au cœur de la région Hauts-de-France, la ville de Laon, préfecture de l’Aisne, surprend le voyageur dès son approche. Perchée sur sa colline, sa silhouette fortifiée lui vaut le surnom poétique de « Montagne Couronnée ». C’est une destination incontournable pour les passionnés d’histoire, d’architecture et de charme médiéval.

Les remparts et panoramas : Tout autour de la ville haute, les chemins de ronde offrent des points de vue imprenables sur la plaine environnante.


Le saviez-vous ? Quand Laon faisait son cinéma

Le charme intemporel de Laon n’a pas seulement séduit les poètes, il a aussi attiré le monde du septième art. En 1984, les ruelles historiques de la ville ont servi de décor à un tournage insolite : l’icône du cinéma français, Alain Delon, y a tourné une célèbre publicité pour une marque automobile japonaise (Mazda), ancrant un peu plus la ville dans la culture populaire.

L’hommage de Victor Hugo

Lors de son passage le 1er août 1835, l’écrivain Victor Hugo fut instantanément conquis par la majesté des lieux. Dans une lettre passionnée adressée à son épouse Adèle, il décrivait la cité en ces termes :

« J’ai quitté Laon ce matin, vieille ville avec une cathédrale qui est une autre ville dedans, une immense cathédrale qui devait porter six tours et qui n’en a que quatre ; quatre tours presque byzantines, à jour comme les flèches du XVIe siècle. Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout… »

L’hôtel de ville

L’Hôtel de Ville : Un bâtiment remarquable qui témoigne du riche passé communal et politique de la cité.








Une merveille gothique : la cathédrale Notre-Dame

Le cœur battant de la cité médiévale reste sa célèbre cathédrale Notre-Dame de Laon. Classé monument historique depuis 1840, cet édifice religieux majestueux est l’un des premiers grands chefs-d’œuvre de l’art gothique en France.

Construite dans la seconde moitié du XIIe siècle, elle est contemporaine de Notre-Dame de Paris et succède aux innovations de l’abbatiale de Saint-Denis et des cathédrales de Noyon et de Sens. Son architecture témoigne d’une transition fascinante : son élévation intérieure incarne le premier âge gothique, tandis que les parties supérieures de ses façades et ses célèbres tours ajourées annoncent déjà le style gothique « classique ».

Porte d’Ardon





La Porte d’Ardon : Véritable témoin des anciennes fortifications, cette porte médiévale fortifiée (également classée) offre un superbe aperçu du système défensif qui protégeait autrefois la ville haute.

Que ce soit pour admirer ses monuments gothiques, marcher dans les pas des grands écrivains ou simplement flâner le long de ses remparts, Laon reste un joyau de Picardie qui ne cesse de fasciner ses visiteurs.

À la découverte de Bourville, le village d’enfance de Bourvil


Située en Seine-Maritime, au sein de l’arrondissement de Dieppe et du canton de Saint-Valery-en-Caux, la charmante petite commune de Bourville abrite une histoire intiment liée à l’un des plus grands visages du cinéma français. En vous promenant près de l’école du village, vous pourrez d’ailleurs admirer une magnifique fresque rendant hommage à l’enfant du pays : André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil.








Les premiers pas d’un géant de l’humour

Né le 27 juillet 1917 dans la ferme familiale de Prétot-Vicquemare, le jeune André ne connaîtra malheureusement jamais son père, emporté par la Grande Guerre en 1918. À la suite de ce drame, sa mère décide de s’installer à Bourville, un village voisin distant de seulement quelques kilomètres. C’est dans ce décor normand qu’il passera une grande partie de sa jeunesse et y puisera ses racines.

De la Normandie aux scènes parisiennes

En mars 1937, le destin d’André bascule lorsqu’il s’engage dans l’armée. Il rejoint Paris au sein de la fanfare du 24e régiment d’infanterie. C’est à cette période qu’il commence à se produire avec succès dans de nombreux radio-crochets. Il choisit alors le pseudonyme d’Andrel, un clin d’œil admiratif à son idole de l’époque, Fernandel.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est envoyé au front en tant que brancardier, avant d’être affecté à Pau jusqu’à sa démobilisation. De retour dans la capitale, il décide de changer définitivement de nom de scène et choisit Bourvil, en hommage à ce village normand qui l’a vu grandir. En 1943, il épouse l’amour de sa vie, Jeanne Lefrique, elle aussi originaire du pays de Caux. De leur union naîtront deux fils : Dominique et Philippe.

Une carrière monumentale

La consécration commence dès 1945. L’animateur Jean-Jacques Vital fait de Bourvil une véritable vedette de la radio grâce à l’émission culte « Pêle-Mêle ». La même année, le public le découvre sur grand écran dans « La Ferme du pendu » de Jacques Dréville.

C’est le point de départ d’une immense carrière cinématographique qui comptera plus de 53 films. En 1956, sa prestation mémorable dans « La Traversée de Paris » lui vaut le prestigieux Prix d’interprétation masculine à la Biennale du cinéma de Venise, ainsi qu’une Victoire du cinéma français. Acteur complet, il enchaînera les succès dramatiques et comiques jusqu’à ses deux derniers chefs-d’œuvre en 1970 : « Le Mur de l’Atlantique » et « Le Cercle rouge ».

Parallèlement au septième art, Bourvil mène une brillante carrière musicale. Artiste polyvalent, il laisse derrière lui un répertoire exceptionnel de 8 opérettes et plus de 300 chansons (dont les inoubliables Salade de fruits ou La Tendresse).

Bourvil nous a quittés prématurément le 23 septembre 1970 à l’âge de 53 ans. Il repose aujourd’hui au cimetière de Montainville, dans les Yvelines, laissant derrière lui le souvenir impérissable d’un artiste au grand cœur et au talent immense.

Escapade à Deauville : Cinéma, Planches et Élégance Normande

Située en Normandie, au cœur du département du Calvados et rattachée à l’arrondissement de Lisieux, Deauville est la reine incontestée de la Côte Fleurie. Symbole du chic et du glamour à la française, cette station balnéaire mythique séduit autant les amoureux du septième art que les passionnés d’histoire et de mode.


Le rendez-vous incontournable du Septième Art

Depuis sa création en 1975, Deauville vibre chaque année au rythme du Festival du film américain, qui se tient traditionnellement durant les dix premiers jours de septembre. C’est l’occasion pour la ville de revêtir ses habits de lumière et d’accueillir les plus grandes stars hollywoodiennes. En témoignent les souvenirs du 31e festival en 2005, marqué par la venue du chanteur Christophe (1945-2020) venu dédicacer des photos, ou encore la présence de Nicole Kidman qui faisait alors la couverture des magazines de l’époque.

Le long des célèbre planches,les noms d’artistes américains

Les célèbres Planches et le grand écran

Impossible de dissocier Deauville de ses mythiques Planches. Bordant la plage, cette promenade est célèbre pour ses cabines de bain ornées des noms des plus illustres artistes américains.

Mais Deauville a également inspiré le cinéma français. C’est ici que Claude Lelouch a tourné son chef-d’œuvre Un homme et une femme (1966). Porté par Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant, ce film dont Lelouch fut à la fois réalisateur, scénariste, producteur et directeur de la photographie, a connu un triomphe international. Couronné par la Palme d’or au Festival de Cannes, il a également remporté l’Oscar du meilleur film étranger et celui du meilleur scénario original.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_homme_et_une_femme#Autour_du_film

En 2005 lors du 31 ème Festival du film Américain le chanteur Christophe (1945/2020) avait dédicacé des photos au public.

Nicole Kidman en couverture du magazine le 21 è arrondissment de spetmebre 2005


Entre traditions équestres, prestige et haute couture

Au-delà du grand écran, Deauville se distingue par son art de vivre unique :

  • L’univers du cheval : La ville est mondialement réputée pour ses courses hippiques passionnantes et ses infrastructures d’exception.
Le casino

Le Casino : Véritable joyau architectural, son casino reste le lieu de rendez-vous incontournable des soirées de la côte.

L’empreinte de la mode : Deauville a toujours inspiré les plus grands créateurs. C’est ici, en 1913, que la célèbre couturière Coco Chanel (1883-1971) a choisi d’ouvrir sa toute seconde boutique, scellant à jamais le lien entre la ville et la haute couture.