Archives de catégorie : Guerre 1939/1945

Sur les plages de la Liberté : Arromanches et Omaha Beach

Le monument « Les Braves » est l’œuvre emblématique qui se dresse sur la plage de Saint-Laurent-sur-Mer, au cœur du secteur d’Omaha Beach.

Conçue par l’artiste française Anilore Banon et inaugurée en 2004 pour le 60e anniversaire du Débarquement, cette sculpture monumentale se compose de trois parties distinctes en acier inoxydable :

Niché sur la côte normande, entre les falaises du Bessin, le petit village d’Arromanches-les-Bains est bien plus qu’une station balnéaire au charme paisible. Il occupe une place centrale dans l’histoire mondiale en tant que site principal du port artificiel construit par les Alliés en juin 1944.

Un exploit logistique : Le port « Mulberry B »

Le 6 juin 1944, alors que les Alliés prenaient pied sur les plages de Normandie, le défi logistique était immense : comment ravitailler les troupes sans disposer d’un port en eau profonde ? La réponse fut l’opération Mulberry.

Arromanches fut choisi pour accueillir l’un des deux ports artificiels (le « Mulberry B »). Cette prouesse technique, entièrement préfabriquée en Angleterre et remorquée à travers la Manche, consistait en :

  • Des caissons « Phoenix » : d’immenses structures en béton coulées pour former une digue brise-lames.
  • Des chaussées flottantes : permettant le débarquement des véhicules et du matériel malgré les importantes marées normandes.

Aujourd’hui encore, les vestiges de ces structures en béton sont visibles à marée basse, offrant un spectacle à la fois saisissant et mélancolique, rappelant l’ingéniosité déployée pour libérer l’Europe.

Les lieux incontournables de mémoire

Visiter Arromanches, c’est s’immerger dans une page capitale de l’histoire. Parmi les sites essentiels à découvrir :

  • Le Musée du Débarquement : Récemment rénové, il retrace la construction et le fonctionnement du port artificiel grâce à des maquettes détaillées, des images d’archives et des objets d’époque. Il offre une vue imprenable sur les vestiges restés en mer.
  • Le Cinéma Circulaire Arromanches 360 : Situé sur les hauteurs de la ville, ce cinéma immersif projette sur neuf écrans un film poignant sur les 100 jours de la bataille de Normandie, utilisant des images d’archives inédites.
  • Le sentier des falaises : Outre les monuments, les falaises offrent des panoramas spectaculaires sur la baie et permettent de découvrir les anciennes positions défensives allemandes (comme les nids de résistance WN43 et WN44).

Notre-Dame-des-Flots : Cette statue de la Vierge, située sur le porche de l’église Saint-Pierre d’Arromanches, est une figure protectrice traditionnelle des gens de mer (« Stella Maris »). Bien que ce ne soit pas un monument militaire de la Seconde Guerre mondiale, elle est intimement liée à l’identité maritime de la ville.

Le Mémorial des Royal Engineers (ou Royal Engineers Memorial) à Arromanches-les-Bains est un lieu de recueillement essentiel situé sur la Place du Six Juin 1944.

Ce monument rend hommage aux hommes du génie de l’armée britannique, les Royal Engineers, dont le rôle fut déterminant dans la réussite du Débarquement en Normandie.

Le monument honore les unités du génie (notamment le Transportation Branch) qui ont conçu, transporté et assemblé le port artificiel « Mulberry B ». Sans cet exploit logistique, le ravitaillement des troupes alliées aurait été impossible dans les premières semaines après le 6 juin 1944.

  • Le rôle des ingénieurs : Sous la direction du brigadier Bruce White, des centaines de Royal Engineers ont travaillé dans des conditions périlleuses, notamment après la tempête exceptionnelle de la fin juin 1944 qui avait gravement endommagé les structures. Ils ont réussi à réparer et maintenir le port opérationnel jusqu’à la fin de l’année 1944, permettant le débarquement quotidien de milliers de tonnes de matériel et de véhicules.
  • La portée du souvenir : Le monument ne salue pas seulement la construction du port, mais aussi la participation des unités spécialisées dans les ports, les chemins de fer et le transport fluvial tout au long de la libération de l’Europe.

Le curé de Berry au Bac (Aisne) organisait des voyages chaque année. Une photo de famille prise devant le char . ( 1959 )

Le char Sherman « Berry-au-Bac » est un monument emblématique situé à Arromanches-les-Bains. Il est installé au sommet d’une ancienne casemate allemande (le nid de résistance WN43), sur les hauteurs du village, offrant une vue imprenable sur les vestiges du port artificiel.

Hommage à la 2e DB : Ce char porte les insignes de la 2e Division blindée (2e DB) du général Leclerc. Il a été placé à cet endroit, des années après la guerre, à la demande du fils du général Leclerc.

Symbolique du nom « Berry-au-Bac » : Le nom fait référence à un haut lieu de l’histoire militaire française. En 1916, durant la Première Guerre mondiale, les chars d’assaut français ont été utilisés pour la première fois au combat à Berry-au-Bac (dans le département de l’Aisne). Baptiser ce Sherman ainsi permet de faire le lien entre les deux guerres mondiales.

Caractéristiques techniques : Il s’agit d’un modèle M4A2, une variante équipée d’un moteur diesel. Contrairement aux modèles à essence utilisés par les forces américaines, ces chars diesel étaient très appréciés des équipages, car ils étaient réputés moins inflammables en cas d’impact, offrant ainsi de précieuses secondes de survie aux soldats.

Sainte-Mère-Église : L’écho éternel du 80e anniversaire du Débarquement

En juin 2024, la petite commune manchoise, célèbre pour son parachutiste suspendu au clocher, est redevenue le centre du monde pour honorer le sacrifice des Alliés.

Un devoir de mémoire grandeur nature

Entre le 1er et le 9 juin 2024, Sainte-Mère-Église n’a pas simplement célébré un anniversaire ; elle a fait revivre l’Histoire. La ville s’est transformée en un véritable musée à ciel ouvert, où des milliers de passionnés venus du monde entier ont partagé un moment de communion rare.

Le Camp Geronimo, épicentre des festivités, a permis au public de s’immerger dans le quotidien des Pathfinders et des troupes aéroportées. Entre le vrombissement des moteurs de véhicules d’époque et la rigueur des reconstitutions historiques, l’atmosphère était empreinte d’un mélange de solennité et de ferveur populaire.

Les temps forts qui ont marqué les esprits

  • L’hommage aux libérateurs : Les cérémonies officielles, marquées par la présence de délégations internationales, ont souligné l’importance de la transmission. Voir les derniers vétérans, entourés des nouvelles générations, saluer la borne zéro a rappelé à tous que la liberté est un héritage fragile.
  • La ferveur de La Fière : Le traditionnel parachutage commémoratif à La Fière a sans doute été le moment le plus intense. Voir le ciel se couvrir de voiles, rappelant la nuit du 6 juin 1944, a offert aux spectateurs une image à la fois spectaculaire et poignante.
  • Une ville en effervescence : Bien au-delà des commémorations, Sainte-Mère-Église a su proposer une programmation culturelle riche : concerts, projections et bals populaires ont permis de célébrer la joie retrouvée après la tourmente.

Le parachutiste devenu célèbre pour être resté accroché au clocher de l’église de Sainte-Mère-Église dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 se nommait John Steele (1912-1969).

Soldat de la 82e division aéroportée américaine, son histoire est devenue un symbole iconique du Débarquement, largement popularisée par le film Le Jour le plus long (1961), où son rôle est interprété par l’acteur Red Buttons.

Il est important de noter que si le mannequin suspendu au clocher entretient aujourd’hui la légende, la réalité historique est légèrement différente : John Steele a bien été accroché au clocher, mais il a été décroché par des soldats allemands qui l’ont fait prisonnier (il a réussi à s’évader quelques jours plus tard). Son récit a été immortalisé après la guerre, faisant de lui l’un des visages les plus connus de la libération de la Normandie.

Contexte : pourquoi Sainte-Mère-Église ?

Dans le cadre de l’opération Operation Overlord, les Alliés décident de larguer des parachutistes en amont du débarquement sur les plages (Utah Beach notamment).

Objectif :

  • couper les routes
  • désorganiser les renforts allemands
  • sécuriser les sorties de plage

00h15 – 01h00 : le largage commence

Les premiers avions de la 82nd Airborne Division et de la 101st Airborne arrivent.

Problème majeur :

  • brouillard + fumées + tirs anti-aériens
  • dispersion extrême des troupes
  • certains avions sont déjà touchés avant même le largage

Vers 01h00 : chaos total au-dessus du village

Les parachutistes sont largués trop tôt ou trop tard :

  • beaucoup tombent directement sur Sainte-Mère-Église
  • d’autres dans les marais inondés
  • certains sont pris sous le feu allemand dès l’atterrissage

Les forces allemandes dans le village ouvrent le feu immédiatement.

L’épisode du clocher (John Steele)

C’est là qu’intervient John Steele :

  • son parachute s’accroche au clocher de l’église
  • il reste suspendu, blessé au pied
  • il fait le mort pendant des heures pour survivre
  • il est finalement capturé par les Allemands

Autour de lui, d’autres parachutistes subissent le même chaos dans les rues.

01h00 – 04h00 : combat dans le village

  • des parachutistes américains isolés combattent maison par maison
  • incendies et tirs dans les rues étroites
  • les Allemands tentent de reprendre le contrôle, mais sont débordés par endroits
  • des unités américaines finissent par se regrouper progressivement

Aube du 6 juin

  • les parachutistes contrôlent partiellement les accès autour de la ville
  • Sainte-Mère-Église devient l’une des premières villes françaises libérées
  • elle est tenue jusqu’à l’arrivée des forces débarquées sur Utah Beach

Importance historique

Sainte-Mère-Église est devenue symbolique car :

  • c’est l’un des tout premiers combats terrestres du D-Day
  • l’épisode du clocher est devenu une image mondiale de la bataille
  • il illustre le chaos total des parachutages nocturnes

La ville de Sainte-Mère-Église est un point clé sur les axes routiers.

Monument du Bois des châssis

Sur la RN31, en venant de Compiègne ,direction Soissons, à la hauteur de Ressons Le long, sur la gauche ,il y a un Monument qui commémore
la “tragédie du Bois des Châssis” entre le 31 août et le 1ᵉʳ septembre 1944.

https://www.vallee-de-l-aisne.com/site/2964/lemonumentduboisdeschassis.html

Le monument a été inauguré le 2 septembre 1945, un an après l’événement. A cette époque, il était sur la droite de la route

En 2025, il a été déplacé. Une « borne » du réseau départemental Aisne Terre de Mémoire a été inaugurée pour mieux valoriser ce lieu de mémoire.

https://fusilles-40-44.maitron.fr/ressons-le-long-aisne-lieu-dit-bois-des-chassis-31-aout-1er-septembre-1944/

En août 1944, la Libération progresse en France : dans le sud de l’Aisne, les Alliés avancent, les Allemands sont en repli, et les réseaux de Résistance (FFI, BCRA, etc.) se mobilisent pour appuyer l’effort militaire. A

Dans la zone de Soissons, de Vic‑sur‑Aisne et Ressons‑le‑Long, des unités allemandes restent présentes, notamment pour ralentir l’avance alliée, harceler les communications ou tendre des embuscades. A

Dans la matinée du 31 août, trois résistants non armés — Jacques Blin, Georges Damy et Pierre Roger — traversent l’Aisne pour rejoindre des groupes FFI. Capturés, ils sont exécutés.
De façon parallèle, Édouard Ricard, qui circulait à bicyclette, est aussi capturé et tué à la lisière du Bois des Châssis. A

Embuscade dans l’après-midi sur la route nationale N‑31
Le capitaine Georges Muller, chef d’une mission de renseignement (mission “Murat”) du BCRA / forces alliées, et le lieutenant Devillers quittent Soissons en jeep, accompagnés d’un chauffeur américain (Staff Sergeant John W. Califf). Ils longent la N‑31 en direction de Vic-sur-Aisne.
Une embuscade est préparée par des soldats allemands camouflés aux abords du Bois des Châssis ; la jeep est criblée de balles. Muller est capturé, probablement interrogé, puis exécuté. Le lieutenant Devillers est tué sur la route. Le chauffeur américain est dépouillé de son uniforme (pour masquer l’origine du véhicule) puis exécuté. A

Les ADN de Soissons

Les communes

de Ressons-le-Long et Vic-sur-Aisne

en souvenir

des brancardier et fusillés

tombés pour la France

au cours de la libération

le 1er septembre 1944

LE MAO Jérôme, brancardier

CALIFF John

Lieutenant MULLER

Lieutenant DEVILLERS

BLIN Jacques

DAMY Georges

ROGER Pierre Jean

ZUNINO Jean

PERDRINI Charles

DÉMARET Florentin Désiré

MAILLIER René

RICARD Édouard

ROUSSEAUX Yvette

L’appel d’un faux renfort et le piège (FFI tombant dans l’embuscade)
L’un des soldats allemands aurait enfilé l’uniforme américain et se serait présenté à Soissons, demandant des renforts pour sécuriser Vic‑sur‑Aisne, ce qui semblait crédible — les FFI envoient donc une quarantaine de résistants en camion depuis Soissons.
Ces résistants sont pris en embuscade à l’entrée du Bois des Châssis : le camion est pris sous des tirs croisés de mitrailleuses, plusieurs FFI sont tués. Parmi eux : Jean Zunino (17 ans), Charles Pedrini (18 ans), Florentin Demaret (19 ans), René Maillier (29 ans)
Une résistante, Yvette Rousseaux (19 ans), est capturée et exécutée. A

Tentative de secours, accident de mina et pertes supplémentaires
Dans la nuit, des ambulances improvisées des Assistants du Devoir National (A.D.N.), escortées de FFI, partent pour secourir les blessés. Mais la route est piégée : une ambulance saute sur une mine, tuant son conducteur, blessant gravement des blessées. A

  1. Au petit matin, les secours constatent l’ampleur du massacre : les corps sont découverts en divers points — sur la route, à l’intérieur du bois, en lisière — y compris ceux des victimes de l’attaque de la jeep.
  2. Découvertes des corps, recensement des victimes
    Le 2 septembre, gendarmes et responsables de la Résistance localisent les cadavres : Jacques Blin, Pierre Roger, Georges Damy, Édouard Ricard, Georges Muller, Yvette Rousseaux, les FFI tués le long de la route, etc.
    Enfin, André Leffondre, membre du maquis FTP, est retrouvé exécuté à proximité, vraisemblablement par l’unité allemande lors du repli. A

Sources:https://www.aisne.com/territoire/terre-memoire/1939-1945-seconde-guerre-mondiale/liberation-laisne

https://www.uswarmemorials.org/html/monument_details.php?SiteID=2678&MemID=3522

Monuments

Bois des Chassis Massacre Monument

Name:John William CaliffRank:Staff SergeantSerial Number:36065479Unit:1st Infantry DivisionDate of Death:1944-08-31State:IllinoisCemetery:Epinal American Cemetery, Dinozé, FrancePlot:ARow:14Grave:53Decoration:Bronze Star, Purple Heart

Sources :

https://www.uswarmemorials.org/html/people_details.php?PeopleID=31856

Le Fort de l’Ile d’Yeu

La France a ordonné la mobilisation générale le 2 septembre 1939.

Un militaire de l’Aisne ,mobilisé au Fort de lle d’Yeu a pris des photos

La Citadelle de l’ile d’yeu se nomme aussi Fort de la Pierre Levée(ce nom vient du fait qu’elle a été bâtie à l’emplacemnt d’un menhir)

Sa contruction se déroula de 1858 à 1866
Elle a été une prison , une caserne, puis de lieu de détention et de novembre 1945 à juin 1951, le lieu de détention du Maréchal Philippe Pétain.

Situé sur les hauteurs de Port-Joinville, il offre une vue imprenable sur l’île. Le fort est ouvert à la visite, permettant de découvrir son histoire et son architecture. Une exposition permanente nommée « Défendre l’île d’Yeu, l’histoire de la Citadelle » est accessible dans la cour et dans les couloirs. Le fort de la Pierre Levée est chaque année le théâtre du festival « Viens dans mon île ».

Cimetière Américain de Colleville sur Mer

L’Américan Battle monuments Commision (A.B.M.C) a été créée par le Congrès des Etats Unis en 1923. Elle érige et entretient les cimetières Américains .

https://collevillesurmer.fr/cimetiere-americain/

L’autel de la chapelle est en marbre noir et or des Pyrénées.

Le cimetière surplombe la plage d’Omaha Beach

Le jardin des Disparus :1553 noms sont inscrits sur le mur en arc de cercle .