Ce samedi 4 juillet 2026 a marqué un tournant historique et mémoriel exceptionnel.
À l’occasion du jour exact des 250 ans de la Déclaration d’indépendance des États-
Unis, le Château de Versailles a renoué avec son passé diplomatique en orchestrant
une alliance grandiose de reconstitution, d’art contemporain et de pyrotechnie. Un
hommage vibrant au rôle crucial de la France dans la naissance de la république
américaine.
Il y a deux siècles et demi, c’est dans le secret et le faste des cabinets de Versailles que s’est
scellé le destin des Insurgents américains. Benjamin Franklin, dépêché à la cour de Louis XVI,
y trouva l’écoute, les subsides et le soutien militaire essentiels à l’émancipation du Nouveau
Monde. En ce 4 juillet 2026, le domaine royal a fait revivre cette amitié indéfectible à travers
une programmation mémorielle d’une envergure inédite, baptisée la « Saison Américaine ».
La Bataille de Yorktown Revit au Domaine de Trianon
Le point d’orgue des célébrations en journée s’est déployé au cœur du Domaine de Trianon.
Samedi 4 et dimanche 5 juillet, les visiteurs ont été propulsés en 1781 grâce à une
reconstitution historique spectaculaire et immersive. Des centaines de passionnés en
uniformes d’époque ont redonné vie à la mythique bataille de Yorktown.
Sous les yeux d’un public conquis, les forces coalisées franco-américaines menées par le
général Washington et le marquis de La Fayette ont affronté les troupes britanniques. Les
détonations de fusils, les manœuvres militaires d’époque et une parade d’ouverture
solennelle sur la place d’Armes du Grand Trianon ont offert une immersion totale. Pour
parfaire cette fresque, les visiteurs ont pu participer à Cryptors in the City, un jeu de piste
connecté sur smartphone pour retrouver des figurines en céramique dissimulées dans le
domaine, honorant les figures marquantes du conflit.
La Mémoire gravée : Une Nouvelle Galerie Permanente
Cet anniversaire historique a également été choisi pour ancrer durablement cette mémoire collective. Le 4 juillet 2026 a vu l’inauguration officielle de la toute nouvelle Galerie de l’Indépendance américaine, logée au sein des appartements privés du Capitaine des Gardes.
Ce parcours muséographique rassemble des chefs-d’œuvre picturaux, des portraits officiels et des sculptures d’époque. Il retrace avec précision le génie diplomatique français, le courage des volontaires et les visages des pères fondateurs. En parallèle, l’expérience de réalité virtuelle « Lumière de la Liberté » permet aux spectateurs de plonger au cœur des négociations secrètes et des moments clés de 1776, alliant ainsi l’histoire classique aux technologies du XXIe siècle.
Une Nuit Magique : Les Grandes Eaux Nocturnes aux Couleurs des USA
À la nuit tombée, la magie s’est déplacée vers la Grande Perspective et les mythiques bosquets de Lenôtre. Pour cette soirée du 4 juillet, les Grandes Eaux Nocturnes ont revêtu des habits de lumière bleu, blanc et rouge, honorant à la fois la bannière étoilée et le drapeau tricolore.
Les spectateurs ont déambulé au rythme des musiques baroques et des jeux d’eau illuminés, avant d’assister au bouquet final : un ballet aérien époustouflant mêlant des centaines de drones lumineux à la maestria pyrotechnique des magiciens du Groupe F. Le ciel versaillais s’est embrasé au-dessus du Grand Canal, saluant 250 ans de liberté et de fraternité transatlantique sous les applaudissements nourris d’un public international.
Alors que l’écho des feux d’artifice s’estompe sur les rives du Grand Canal, Versailles prouve une fois de plus que son histoire ne s’écrit pas seulement au passé, mais qu’elle demeure le phare vibrant des grandes alliances internationales.
Le 21 mai 2026,à la cité de la Musique et de la Danse de Soissons, un concert a été donné par la 2ND Marine Division Band.
Il était organisé par la SMLH Aisne (Société des Membres de la Légion d’Honneur) https://www.smlh.fr/
Des extraits de musique enregistrés lors du concert .
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La 2nd Marine Division Band (la fanfare de la 2e division du Corps des Marines des États-Unis) est une unité musicale d’élite basée à Camp Lejeune, en Caroline du Nord. Elle incarne à la fois l’excellence artistique et la rigueur militaire des Marines. Créée pendant la Seconde Guerre mondiale (au début des années 1940), la fanfare a été officiellement rattachée à la 2e division du Corps des Marines. Depuis sa création, elle a accompagné les troupes lors de nombreux déploiements historiques, renforçant le moral des soldats et représentant fièrement l’image de l’armée américaine.
La particularité de la 2nd Marine Division Band (comme toutes les fanfares de Marines) repose sur la polyvalence extrême de ses membres :
Le rôle musical : Ils se produisent lors de cérémonies militaires (changements de commandement, retraites), de défilés civils, de concerts publics et d’événements officiels à travers le monde.
Le rôle tactique : Contrairement aux musiciens civils, ce sont avant tout des Marines. En période de guerre ou de crise, ils troquent leurs instruments contre des armes de combat. Ils sont formés pour assurer la sécurité des postes de commandement, la garde de prisonniers ou le renfort tactique sur le terrain.
La fanfare ne se limite pas aux marches militaires traditionnelles de John Philip Sousa. Elle se divise en plusieurs sous-groupes pour s’adapter à tous les publics :
Le Concert Band / Ceremonial Band : Pour les grandes cérémonies et les hymnes officiels.
Le Jazz Ensemble / Big Band : Pour les concerts de gala et le répertoire classique américain.
Les ensembles de cuivres et de rock : Pour des événements plus modernes et décontractés. Au-delà de sa mission purement militaire, la 2nd Marine Division Band sert d’outil de diplomatie culturelle et de recrutement. En participant à des festivals internationaux (comme des tattoos militaires) et en jouant dans des écoles ou des salles de concert, elle crée un lien fort entre le Corps des Marines et le public civil. La 2nd Marine Division Band est l’incarnation parfaite de la devise Semper Fidelis (Toujours Fidèles). Ses membres prouvent chaque jour qu’on peut être à la fois un artiste de haut niveau et un soldat d’élite prêt au combat.
Against All Odds (Take a Look at Me Now) est une power ballad poignante écrite et interprétée par l’artiste britannique Phil Collins, sortie en 1984 pour la bande originale du film éponyme (Contre toute attente en français). C’est l’un des plus grands succès de sa carrière solo.
L’histoire : Le narrateur s’adresse directement à son ex-partenaire qui l’a quitté. Il se retrouve seul, face à un « vide immense », et implore cette personne de « regarder ce qu’il reste de lui » (« Take a look at me now »).
Le message central : Il sait que les chances que cette personne revienne vers lui sont infimes, voire impossibles (« against all odds » signifie « contre toute attente » ou « malgré l’impossible »). Pourtant, il refuse de tourner la page et choisit d’attendre, car c’est le seul espoir qui lui reste.
Une origine personnelle : À l’origine, Phil Collins avait écrit ce titre sous le nom de How Can You Sit There? lors des sessions de son premier album solo (Face Value, 1981), juste après son divorce douloureux avec sa première femme. La chanson n’avait pas été retenue à l’époque.
Le style : Minimaliste et progressive, la chanson commence simplement au piano et à la voix, pleine de vulnérabilité. Elle gagne en puissance dramatique au milieu du morceau avec l’entrée fracassante de la batterie (la signature sonore de Collins) et des arrangements de cordes.
Carton mondial : La chanson est devenue le tout premier single de Phil Collins à atteindre la 1ère place du Billboard Hot 100 aux États-Unis.
Récompenses : Elle a valu à Collins le Grammy Award de la Meilleure performance vocale pop masculine en 1985 et a été nommée aux Oscars pour la Meilleure chanson originale.
Reprises célèbres : Le titre a été repris avec un immense succès par d’autres artistes, notamment par Mariah Carey en 1999 (puis en duo avec le boys band Westlife en 2000), ce qui a permis à la chanson de toucher une toute nouvelle génération.
Cette marche militaire a été composée en 1848 par le compositeur autrichien Johann Strauss Père
L’hommage : La pièce a été écrite pour célébrer la victoire militaire du feld-maréchal autrichien Joseph Radetzky à la bataille de Custoza contre les insurgés italiens.
La politique : À l’époque, l’Empire austro-hongrois traversait une vague de révolutions. Johann Strauss Père, fervent défenseur de la monarchie des Habsbourg, a composé cette œuvre pour remonter le moral de l’armée impériale et asseoir le pouvoir en place.
Aujourd’hui, la Marche de Radetzky a totalement perdu son ancienne connotation politique pour devenir un symbole de joie universelle.
Elle est mondialement connue pour être le morceau de clôture traditionnel du Concert du Nouvel An donné par l’Orchestre philharmonique de Vienne au Musikverein.
Lors de cette performance, une tradition unique s’est installée : le chef d’orchestre ne se tourne pas vers les musiciens, mais vers le public pour diriger les applaudissements de la salle. Les spectateurs frappent dans leurs mains en rythme : fort pendant le thème principal, et très doucement (voire pas du tout) pendant le Trio.
« Amazing Grace » (Grâce infinie),est l’un des cantiques chrétiens les plus célèbres et les plus repris au monde.
L’histoire derrière ce morceau est aussi puissante que sa mélodie. Les paroles ont été écrites en 1772 par John Newton, un poète et prêtre anglican anglais.
Le contexte : Dans sa jeunesse, John Newton était le capitaine d’un navire négrier (transportant des esclaves). En 1748, lors d’une terrible tempête en mer où il faillit perdre la vie, il implora la miséricorde divine.
La rédemption : Survivant à ce naufrage, il perçut cet événement comme un signe de la grâce de Dieu. Il abandonna définitivement le commerce des esclaves, devint prêtre et s’engagea activement aux côtés de William Wilberforce pour l’abolition de l’esclavage en Grande-Bretagne.
À l’origine, les paroles de Newton étaient récitées ou chantées sur différents airs.
La mélodie actuelle : C’est en 1835 que le compositeur américain William Walker a associé le poème de Newton à une mélodie folklorique traditionnelle (probablement d’origine écossaise ou irlandaise) appelée « New Britain ». C’est cette version, basée sur la gamme pentatonique, que tout le monde connaît aujourd’hui.
L’universalité : Bien qu’il s’agisse d’un cantique religieux, le morceau a dépassé les frontières de l’Église. Joué aussi bien à la cornemuse qu’au piano ou a cappella, il est devenu un hymne de réconfort universel, souvent interprété lors des funérailles, des commémorations ou des moments de crise nationale (notamment aux États-Unis).
Le texte est un message universel de pardon, de rédemption et d’espoir. Les premiers vers résument parfaitement l’état d’esprit de Newton :
« Amazing grace! How sweet the sound / That saved a wretch like me! »(Grâce étonnante ! Quel doux son / Qui a sauvé un misérable comme moi !)
« I once was lost, but now am found / Was blind, but now I see. »(J’étais perdu, mais maintenant je suis retrouvé / J’étais aveugle, mais maintenant je vois.)
Newton s’y décrit comme un « misérable » sauvé par la bonté divine, illustrant l’idée que peu importe les erreurs passées, la rédemption et la paix intérieure sont toujours possibles.
Le mouvement des droits civiques : Dans les années 1960, le morceau est devenu un hymne de ralliement pour la justice et l’égalité aux États-Unis, popularisé par des artistes comme Mahalia Jackson ou Joan Baez.
Reprises célèbres : Il a été interprété par des centaines d’artistes de tous horizons, d’Aretha Franklin et Elvis Presley à Andrea Bocelli, en passant par des versions celtiques à la cornemuse.
« Liberty Fanfare » a été composée en 1986 par le célèbre compositeur américain John Williams.
L’œuvre a été spécialement commandée pour célébrer le centenaire de la Statue de Liberté (1886-1986) lors du Liberty Weekend. Elle a été interprétée pour la première fois le 4 juillet 1986 par l’Orchestre du Boston Pops, alors dirigé par Williams lui-même, lors d’une cérémonie grandiose face à l’île de d’Ellis Island.
John Williams a déclaré avoir voulu capturer non seulement le gigantisme de la statue, mais aussi l’émotion des millions d’immigrants qui l’ont vue pour la première fois en arrivant à New York. C’est une œuvre qui symbolise :
La liberté et l’espoir.
L’accueil et la diversité de la nation américaine.
La joie de la célébration.
En bref :Liberty Fanfare est un chef-d’œuvre de la musique d’apparat américaine, mêlant la rigueur d’une marche traditionnelle à la magie thématique des plus grandes bandes originales de films.
Sur la RN31, en venant de Compiègne ,direction Soissons, à la hauteur de Ressons Le long, sur la gauche ,il y a un Monument qui commémore la “tragédie du Bois des Châssis” entre le 31 août et le 1ᵉʳ septembre 1944.
En août 1944, la Libération progresse en France : dans le sud de l’Aisne, les Alliés avancent, les Allemands sont en repli, et les réseaux de Résistance (FFI, BCRA, etc.) se mobilisent pour appuyer l’effort militaire. A
Dans la zone de Soissons, de Vic‑sur‑Aisne et Ressons‑le‑Long, des unités allemandes restent présentes, notamment pour ralentir l’avance alliée, harceler les communications ou tendre des embuscades. A
Dans la matinée du 31 août, trois résistants non armés — Jacques Blin, Georges Damy et Pierre Roger — traversent l’Aisne pour rejoindre des groupes FFI. Capturés, ils sont exécutés. De façon parallèle, Édouard Ricard, qui circulait à bicyclette, est aussi capturé et tué à la lisière du Bois des Châssis. A
Embuscade dans l’après-midi sur la route nationale N‑31 Le capitaine Georges Muller, chef d’une mission de renseignement (mission “Murat”) du BCRA / forces alliées, et le lieutenant Devillers quittent Soissons en jeep, accompagnés d’un chauffeur américain (Staff Sergeant John W. Califf). Ils longent la N‑31 en direction de Vic-sur-Aisne. Une embuscade est préparée par des soldats allemands camouflés aux abords du Bois des Châssis ; la jeep est criblée de balles. Muller est capturé, probablement interrogé, puis exécuté. Le lieutenant Devillers est tué sur la route. Le chauffeur américain est dépouillé de son uniforme (pour masquer l’origine du véhicule) puis exécuté. A
Les ADN de Soissons
Les communes
de Ressons-le-Long et Vic-sur-Aisne
en souvenir
des brancardier et fusillés
tombés pour la France
au cours de la libération
le 1er septembre 1944
LE MAO Jérôme, brancardier
CALIFF John
Lieutenant MULLER
Lieutenant DEVILLERS
BLIN Jacques
DAMY Georges
ROGER Pierre Jean
ZUNINO Jean
PERDRINI Charles
DÉMARET Florentin Désiré
MAILLIER René
RICARD Édouard
ROUSSEAUX Yvette
L’appel d’un faux renfort et le piège (FFI tombant dans l’embuscade) L’un des soldats allemands aurait enfilé l’uniforme américain et se serait présenté à Soissons, demandant des renforts pour sécuriser Vic‑sur‑Aisne, ce qui semblait crédible — les FFI envoient donc une quarantaine de résistants en camion depuis Soissons. Ces résistants sont pris en embuscade à l’entrée du Bois des Châssis : le camion est pris sous des tirs croisés de mitrailleuses, plusieurs FFI sont tués. Parmi eux : Jean Zunino (17 ans), Charles Pedrini (18 ans), Florentin Demaret (19 ans), René Maillier (29 ans) Une résistante, Yvette Rousseaux (19 ans), est capturée et exécutée. A
Tentative de secours, accident de mina et pertes supplémentaires Dans la nuit, des ambulances improvisées des Assistants du Devoir National (A.D.N.), escortées de FFI, partent pour secourir les blessés. Mais la route est piégée : une ambulance saute sur une mine, tuant son conducteur, blessant gravement des blessées. A
Au petit matin, les secours constatent l’ampleur du massacre : les corps sont découverts en divers points — sur la route, à l’intérieur du bois, en lisière — y compris ceux des victimes de l’attaque de la jeep.
Découvertes des corps, recensement des victimes Le 2 septembre, gendarmes et responsables de la Résistance localisent les cadavres : Jacques Blin, Pierre Roger, Georges Damy, Édouard Ricard, Georges Muller, Yvette Rousseaux, les FFI tués le long de la route, etc. Enfin, André Leffondre, membre du maquis FTP, est retrouvé exécuté à proximité, vraisemblablement par l’unité allemande lors du repli. A
La fondation du Mémorial de la Ferme de la Croix Rouge commémore le service, pendant la première guerre mondiale, du 167e régiment d’infanterie d’Alabama, une des unités de garde nationale qui constituait la division arc-en-ciel (42e division). La fondation, grâce à un mémorial en France, à des programmes éducatifs et à des écrits sur la première guerre, promeut le souvenir de l’engagement américain en France pendant la première guerre et plus particulièrement la contribution de l’Alabama.
Histoire
La fondation du Mémorial de la Ferme de la Croix Rouge a été constituée en 2005 afin de commémorer la 42e division US, la division arc-en-ciel, par un monument érigé sur le site de la bataille de la ferme de la Croix Rouge, à Fère-en-Tardenois, non loin de Château-Thierry. Ce mémorial honore tout particulièrement l’un des régiments de la division arc-en-ciel, le 167e Alabama, qui s’est distingué sur ce champ de bataille
Le 27 mai 2022 les soldats du 2d Marine Division Band ont donné un concert à soissons (Aisne) au profit des oeuvres Sociales de la Société des Membres de la Légion d’Honneur .
L’Américan Battle monuments Commision (A.B.M.C) a été créée par le Congrès des Etats Unis en 1923. Elle érige et entretient les cimetières Américains .