Belgique et Luxembourg

Monument à la gloire de l’Infanterie Belge
Fontaine Manneken Pis

Le Manneken-Pis (littéralement « le petit homme qui pisse » en bruxellois) est une statuette en bronze d’une cinquantaine de centimètres située au cœur de Bruxelles, à deux pas de la Grand-Place. Elle représente un petit garçon nu en train d’uriner dans le bassin d’une fontaine.

Origine : La version actuelle en bronze a été réalisée en 1619 par le sculpteur Jérôme Duquesnoy l’Ancien. Cependant, des mentions d’une fontaine similaire remontent au XIVe siècle.

Les légendes populaires

Plusieurs histoires tentent d’expliquer son origine. Les plus connues sont :

  • L’acte héroïque : Un petit garçon aurait éteint la mèche d’une bombe destinée à brûler la ville en urinant dessus.
  • L’enfant perdu : Un riche bourgeois aurait perdu son fils et, après l’avoir retrouvé dans cette position précise, aurait fait construire la statue en signe de gratitude.
  • La bataille : Un jeune duc, attaché à un arbre pendant une bataille pour encourager les troupes, aurait uriné sur les ennemis pour montrer son mépris.

Vols et péripéties : La statue a été volée à plusieurs reprises (par les Anglais, les Français et des vandales). L’originale est aujourd’hui conservée en sécurité au Musée de la Ville de Bruxelles (Maison du Roi), tandis que celle que l’on voit dans la rue est une réplique de 1965.

Une garde-robe impressionnante

Le Manneken-Pis n’est pas toujours nu ! Il possède plus de 1 000 costumes différents.

  • Il est habillé plusieurs fois par semaine selon un calendrier précis (fêtes nationales, hommages, événements sportifs).
  • Sa collection complète peut être visitée au musée dédié : le GardeRobe MannekenPis.

Ses « cousins »

Bruxelles possède également deux autres statues moins connues basées sur le même concept :

  • Jeanneke-Pis : La version féminine (créée en 1987).
  • Zinneke-Pis : Un chien levant la patte contre un poteau (créée en 1998).

Situé sur le plateau du Heysel à Bruxelles, l’Atomium est une structure monumentale à mi-chemin entre la sculpture et l’architecture. Il représente la maille élémentaire d’un cristal de fer agrandie 165 milliards de fois.
Origine : Il a été construit pour l’Exposition Universelle de Bruxelles en 1958.
Symbole : Il incarne l’optimisme des années 50, l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et le progrès scientifique.
Conception : Imaginé par l’ingénieur André Waterkeyn, ses sphères étaient à l’origine recouvertes d’aluminium (remplacé par de l’acier inoxydable lors de sa rénovation en 2004).
Hauteur : 102 mètres.
Composition : 9 sphères de 18 mètres de diamètre.
Connectivité : Les sphères sont reliées par des tubes contenant des escaliers, des escalators et un ascenseur central (qui était le plus rapide d’Europe en 1958).
La Maison des Ducs de Brabant à Bruxelles
Une façade en trompe-l’œil
Contrairement à ce que son nom suggère, il ne s’agit pas d’une seule maison, mais d’un ensemble de sept maisons de corporations cachées derrière une seule façade monumentale et uniforme.
Style : Baroque flamand classique.
Architecte : Guillaume de Bruyn (fin du XVIIe siècle, après le bombardement de 1695
On l’appelle ainsi car elle est ornée de 19 bustes de ducs de Brabant. Ces sculptures décorent les socles des pilastres au premier étage. C’est une manière d’affirmer l’allégeance de la ville à ses souverains historiques.
Les sept maisons « cachées »
Chaque porte correspondait historiquement à une corporation (une guilde) différente. On y trouvait notamment :
La Fortune (les tanneurs)
Le Moulin à Vent (les meuniers)
Le Pot d’Étain (les ferblantiers)
La Colombe (les peintres)
La Balance (les marchands de denrées coloniales)
Sainte-Gertrude
L’Ermitage
Victor Hugo a brièvement résidé dans l’une de ces maisons (la maison « Le Moulin à Vent ») lors de son exil à Bruxelles en 1851.
Restaurant la chaloupe d’Or à Bruxelles
Musée de la ville de Bruxelles
Hôtel de Ville de Bruxelles
Palais de Justice de Bruxelles
Vers 1908, un enfant de 8 ans est allé en voyage à Ostende et a envoyé cette carte à sa grand-mère de Pierrefonds (oise)
Echternach
La plus ancienne ville du Luxembourg
Fondée en 698 par le moine irlandais Saint Willibrord, Echternach est située dans l’est du pays, au bord de la rivière Sûre, qui marque la frontière avec l’Allemagne
La Procession Dansante (Patrimoine mondial de l’UNESCO)
C’est ce qui rend la ville célèbre dans le monde entier.
Le rituel : Chaque mardi de Pentecôte, des milliers de pèlerins et de danseurs sautent au rythme d’une mélodie traditionnelle, liés par des mouchoirs blancs.
Le pas : On dit souvent « trois pas en avant, deux pas en arrière », mais en réalité, on avance toujours (un pas à gauche, un pas à droite).
Signification : C’est un hommage à Saint Willibrord, patron de la ville. La ville a été presque entièrement détruite lors de la Bataille des Ardennes en 1944, mais elle a été reconstruite à l’identique avec un soin impressionnant.
Rokoko pavillon à Echternah (Luxembourg)

Frontière avec l’Allemagne

Le Lac d’Echternach

C’est un grand centre de loisirs de 30 hectares pour la voile, la pêche, ou simplement se promener. Il accueille chaque année de grands événements, comme le festival international de musique ou des compétitions sportives.

La cidatelle de Dinant en Belgique Perchée sur un rocher escarpé dominant la Meuse, la Citadelle de Dinant est l’un des sites les plus spectaculaires de Wallonie. Elle offre un mélange unique d’histoire militaire et de panoramas à couper le souffle. La Citadelle est située 100 mètres au-dessus de la ville de Dinant. Depuis le Moyen Âge, ce rocher permet de contrôler la vallée de la Meuse, une voie de communication vitale entre la France et l’Allemagne.

Origines : La première fortification date de 1051.

Destruction et reconstruction : La forteresse a été détruite et reconstruite de nombreuses fois au fil des siècles (notamment par les Bourguignons en 1466).

Version actuelle : La Citadelle que l’on visite aujourd’hui a été bâtie par les Hollandais entre 1818 et 1821, sur les ruines des fortifications antérieures (notamment celles de Vauban).

Un lieu de mémoire (1914-1918)

La Citadelle a été le théâtre de combats sanglants au début de la Première Guerre mondiale.

  • En août 1914, lors de l’invasion allemande, la ville et la citadelle ont subi des massacres civils et des destructions massives.
  • Un espace muséal dans la Citadelle est dédié à ces événements, incluant le célèbre « abri effondré » (ou tranchée de l’Yser) : une salle penchée à 25° qui recrée une sensation de désorientation totale pour les visiteurs, simulant l’effet d’un bombardement.