Le 31 août 1914, la 5e armée française installe son quartier général juste à côté de la commune de Craonne, au château d’Hédouville, à Pontavert. Le château de Craonne appartenait également à la famille de Hédouville, qui y installa un hôpital pour les blessés de guerre, avec des annexes dans certaines de ses autres propriétés de Craonne et de Corbeny.
Avec l’offensive Nivelle, le village fut entièrement rasé au printemps 1917 par les bombardements massifs : cinq millions d’obus sont tombés sur le Chemin des Dames entre le 6 et 16 avril 1917. Les combats y sont terribles lors de cette offensive : la 1re division d’infanterie qui monte à l’assaut se trouve bloquée au niveau des caves de Craonne. Puis le 4 mai, une seconde offensive est lancée par la 36e division d’infanterie qui aboutit à la reprise de Craonne et à la progression sur le plateau de Californie27. Après l’échec de cette offensive et les pertes graves subies, des pertes de plus de 130 000 hommes en dix jours, l’armée française doit faire face à de nombreux actes d’insoumission concernant plus de 150 unités : on parle alors de mutineries. La Chanson de Craonne associe le village à ces insoumissions et au pacifisme.
En 2024, le film ‘Les chèvres » racontait le procès d’animaux. Entre le XIII ème et XVI ème siècle,
Clermont les Fermes
Eglise de l’Abbaye Saint MArtin de Laon
En 1494,à Clermont les Ferme ( un village de l’ Aisne à 45 kilomètres de Reims (Marne) ) , un jeune enfant qui était dans son berceau, a été mordu par un cochon .il est décédé suite aux morsures . L’animal a été enfermé dans l’Abbaye Saint Martin de Laon.il y a eu un procès (entre le XIII ème et XVI ème siècle des animaux étaient jugés comme des humains) Le cochon a été tué puis pendu .
Nichée au cœur de la région Hauts-de-France, la ville de Laon, préfecture de l’Aisne, surprend le voyageur dès son approche. Perchée sur sa colline, sa silhouette fortifiée lui vaut le surnom poétique de « Montagne Couronnée ». C’est une destination incontournable pour les passionnés d’histoire, d’architecture et de charme médiéval.
Les remparts et panoramas : Tout autour de la ville haute, les chemins de ronde offrent des points de vue imprenables sur la plaine environnante.
Le saviez-vous ? Quand Laon faisait son cinéma
Le charme intemporel de Laon n’a pas seulement séduit les poètes, il a aussi attiré le monde du septième art. En 1984, les ruelles historiques de la ville ont servi de décor à un tournage insolite : l’icône du cinéma français, Alain Delon, y a tourné une célèbre publicité pour une marque automobile japonaise (Mazda), ancrant un peu plus la ville dans la culture populaire.
L’hommage de Victor Hugo
Lors de son passage le 1er août 1835, l’écrivain Victor Hugo fut instantanément conquis par la majesté des lieux. Dans une lettre passionnée adressée à son épouse Adèle, il décrivait la cité en ces termes :
« J’ai quitté Laon ce matin, vieille ville avec une cathédrale qui est une autre ville dedans, une immense cathédrale qui devait porter six tours et qui n’en a que quatre ; quatre tours presque byzantines, à jour comme les flèches du XVIe siècle. Tout est beau à Laon, les églises, les maisons, les environs, tout… »
L’hôtel de ville
L’Hôtel de Ville : Un bâtiment remarquable qui témoigne du riche passé communal et politique de la cité.
Une merveille gothique : la cathédrale Notre-Dame
Le cœur battant de la cité médiévale reste sa célèbre cathédrale Notre-Dame de Laon. Classé monument historique depuis 1840, cet édifice religieux majestueux est l’un des premiers grands chefs-d’œuvre de l’art gothique en France.
Construite dans la seconde moitié du XIIe siècle, elle est contemporaine de Notre-Dame de Paris et succède aux innovations de l’abbatiale de Saint-Denis et des cathédrales de Noyon et de Sens. Son architecture témoigne d’une transition fascinante : son élévation intérieure incarne le premier âge gothique, tandis que les parties supérieures de ses façades et ses célèbres tours ajourées annoncent déjà le style gothique « classique ».
Porte d’Ardon
La Porte d’Ardon : Véritable témoin des anciennes fortifications, cette porte médiévale fortifiée (également classée) offre un superbe aperçu du système défensif qui protégeait autrefois la ville haute.
Que ce soit pour admirer ses monuments gothiques, marcher dans les pas des grands écrivains ou simplement flâner le long de ses remparts, Laon reste un joyau de Picardie qui ne cesse de fasciner ses visiteurs.
La fondation du Mémorial de la Ferme de la Croix Rouge commémore le service, pendant la première guerre mondiale, du 167e régiment d’infanterie d’Alabama, une des unités de garde nationale qui constituait la division arc-en-ciel (42e division). La fondation, grâce à un mémorial en France, à des programmes éducatifs et à des écrits sur la première guerre, promeut le souvenir de l’engagement américain en France pendant la première guerre et plus particulièrement la contribution de l’Alabama.
Histoire
La fondation du Mémorial de la Ferme de la Croix Rouge a été constituée en 2005 afin de commémorer la 42e division US, la division arc-en-ciel, par un monument érigé sur le site de la bataille de la ferme de la Croix Rouge, à Fère-en-Tardenois, non loin de Château-Thierry. Ce mémorial honore tout particulièrement l’un des régiments de la division arc-en-ciel, le 167e Alabama, qui s’est distingué sur ce champ de bataille
L’église Saint-André, classée monument historique23, date du xve siècle, de style flamboyant, avec un clocher à flèche de pierre à crochets. Elle possède une magnifique poutre de gloire polychrome, sculptée de médaillons représentant les douze apôtres. L’église est accolée au vieux cimetière.
Le château de Septmonts, classé monument historique21, a été acquis par la commune en 1978, sous le mandat du maire d’alors, Alain Charmaille, et sa restauration se poursuit aujourd’hui. Jadis ancienne résidence épiscopale en été, il est situé dans un parc donnant sur la place principale, en face de l’église et de la mairie. Son donjon du xive siècle (43 mètres de haut) reste intact et son accès est libre. Il a été représenté par le dessinateur Jean-Pierre-Léopold Baraquin (œuvre conservée au musée de Soissons). Les autres parties du domaine et des bâtiments ont davantage souffert, principalement l’ancienne chapelle et la tour carrée. Pourtant, il reste des douves au nord-est (mais leur réseau a partiellement été asséché) et des murailles, vestiges de l’enceinte. Le palais des évêques de style Renaissance, dont les pans de murs étaient restés debout, a fait l’objet d’une patiente restauration et a retrouvé une toiture en 2010. Au nord du parc, au-delà des douves, ont été aménagés un verger et un arboretum2
Une photo du Faubourg Saint Martin de Senlis prise après la bataille du 2 septembre 1914 .Plus d’une centaine de maisons brûlée et des otages civils fusillés .
Date :2 septembre 1914.
Lieu : Senlis (dans l’Oise, non loin de Paris).
Contexte : Senlis est sur la route de l’avancée maximale de la 1ère Armée allemande (Général Von Kluck) vers Paris, au plus fort de la Grande Retraite des armées alliées (françaises et britanniques).
Les Combats :
La ville est défendue par une arrière-garde française (notamment des éléments de la 112e Brigade et du 350e Régiment d’Infanterie) qui engage un combat d’artillerie et de harcèlement contre l’avant-garde du IVe Corps de Réserve allemand.
Les combats sont particulièrement acharnés autour de l’hôpital au sud de la ville. Les Français parviennent à repousser plusieurs assauts avant de se replier, ayant accompli leur mission de couverture.
Les Allemands sont surpris par cette résistance et attribuent, à tort ou à raison, les tirs aux francs-tireurs civils, un prétexte souvent utilisé par l’armée allemande pour justifier les représailles.
Le Martyre de Senlis : Représailles
L’événement est resté dans la mémoire nationale sous le nom de « Martyre de Senlis » en raison de l’ampleur des exactions :
Exécutions d’Otages : En représailles des tirs subis, les Allemands exécutent sept otages civils, dont le maire de la ville, Eugène Odent, fusillé sans procès.
Destructions : Le soir même du 2 septembre, les Allemands incendient volontairement une partie de la ville. Plus de 100 à 110 habitations et bâtiments (dont la gare et le palais de justice) sont détruits par le feu.
Occupation et Libération : La ville est occupée par l’armée allemande jusqu’au 9 septembre 1914, date à laquelle elle est reprise par les troupes françaises (notamment des Zouaves), suite à la victoire alliée lors de la Bataille de la Marne.
Symbolisme : Les destructions de Senlis et l’exécution du maire ont profondément choqué l’opinion publique française et ont été largement exploitées par la propagande alliée pour dénoncer la « barbarie » allemande.
Fin de la guerre de mouvement : Après la Bataille de la Marne, le front se stabilise loin de Senlis, au nord-est de Compiègne. La ville ne subira plus de combats majeurs.
Senlis a reçu la Croix de Guerre 1914-1918 en 1919 pour le courage de ses habitants et la résistance de son arrière-garde militaire.
La bataille de Pargny-sur-Saulx fait partie des événements marquants de la Première Guerre mondiale, plus précisément de la bataille de la Marne qui s’est déroulée en septembre 1914. Cette bataille a été cruciale pour stopper l’avancée des troupes allemandes vers Paris. À Pargny-sur-Saulx, les forces françaises ont mené des combats acharnés pour défendre leurs positions. La région a vu des affrontements intenses, avec des soldats faisant preuve d’un grand courage face à des conditions difficiles. La bataille de la Marne a finalement permis aux Alliés de reprendre l’initiative et de commencer à repousser les forces allemandes, marquant un tournant dans le conflit.
Date : Principalement du 6 au 11 septembre 1914.
Phase : Ces combats se déroulent après la Bataille des Frontières et la Grande Retraite française, au moment où le Général Joffre ordonne l’arrêt de la retraite et la contre-offensive générale.
Intensité : La zone autour de Pargny-sur-Saulx et des villages voisins (comme Morupt et Sermaize-les-Bains) est le théâtre de combats extrêmement violents et acharnés, souvent au corps-à-corps, où les troupes françaises et allemandes se disputent chaque position.
Le 8 septembre : Cette journée est considérée comme particulièrement critique. Les points d’appui français, dont Pargny, tombent temporairement aux mains des Allemands.
Destruction : Le village de Pargny-sur-Saulx subit d’importants bombardements et incendies. Le 10 septembre, Pargny est livré aux flammes, pillé et largement saccagé par les troupes allemandes.
Retrait Allemand : À partir du 9 et surtout du 11 septembre 1914, l’ensemble du front allemand est contraint au repli. Les troupes allemandes, menacées par la progression française sur d’autres secteurs du front (notamment plus à l’ouest), abandonnent leur progression et battent en retraite vers le nord.
Conséquence Locale : Les Français reprennent Pargny-sur-Saulx et les villages alentours (comme Heiltz-le-Maurupt). Le village est retrouvé dévasté.
Conséquence Stratégique : La victoire française lors de la Première Bataille de la Marne, dont Pargny-sur-Saulx est un point de friction majeur, est décisive. Elle met fin à la guerre de mouvement allemande et à leur offensive vers Paris, conduisant à l’établissement du front figé et de la guerre de tranchées pour les quatre années suivantes.
Pargny-sur-Saulx, comme d’autres communes martyres, a été décoré de la Croix de Guerre pour son sacrifice. Une Nécropole Nationale y rassemble les corps de nombreux soldats français tombés lors de ces combats.
Un Soissonnais a envoyé cette carte à sa Mère de Montivilliers le 21 février 1915.
Au dos il a mis le nom de ses camarades: 3 ème Régiment de Génie, 16 ème escouade
Une photo prise quelques semaines après le 21 février 1915. Un soldat est absent . ( Photo colorisée sur le site my heritage)
Lac de Dojran carte envoyée à sa Mère par un « Poilu d’orient »
Le lac a été une zone stratégique majeure lors des guerres balkaniques et de la Première Guerre mondiale. Il fut le lieu de la Bataille de Dojran (1916, 1917 et 1918), où les forces alliées se sont affrontées à l’armée bulgare. Des vestiges et des mémoriaux rappellent ces violents combat
Carte d’un Poilu d’Orient envoyée à sa Mère : le 1 er janvier 1916 .Soldats blessés à l’hôpital de Nice Nice, située dans la 15e Région Militaire, loin du front, est devenue un lieu privilégié pour les hôpitaux de traitement et de convalescence.
1. L’Hôpital Saint-Roch et Pasteur
À cette époque, le principal établissement hospitalier civil de Nice était l’Hôpital Saint-Roch (qui fut l’hôpital principal de Nice jusqu’à l’ouverture de Pasteur 2 en 2015). L’Hôpital Pasteur existait également déjà et a été mis à contribution, notamment sous le statut d’hôpital militaire ou de service de santé militaire. L’évacuation par train sanitaire : Les blessés étaient acheminés loin du front par trains sanitaires. Le traitement et la convalescence : Le climat doux de la Côte d’Azur était considéré comme particulièrement bénéfique pour les blessés nécessitant une longue convalescence, en particulier ceux souffrant d’affections pulmonaires ou de traumatismes nerveux. Ces hôpitaux « fixes » constituaient l’ossature du dispositif de soins.
La Jetée-Promenade : un palais sur l’eau (1891-1944)
Inspiré par le Crystal Palace de Londres et les jetées de loisirs anglaises, le Casino de la Jetée-Promenade était un édifice spectaculaire de fer, de verre et de coupoles orientales, construit sur pilotis au-dessus de la mer.
1883 : Une première tentative d’ouverture en 1883 se solde par un incendie, seulement quelques jours après l’inauguration.
1891 : Le bâtiment est reconstruit et inauguré, devenant rapidement un haut lieu de la vie mondaine niçoise, proposant des jeux de hasard, des bals, des restaurants, des concerts (dirigés par des maestros comme Nicolas Gervasio) et des spectacles de théâtre et de music-hall (accueillant des artistes comme Édith Piaf ou Maurice Chevalier).
Son rôle pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918)
Avec le déclenchement de la Grande Guerre en 1914, la frivolité de la Belle Époque cède la place à l’effort de guerre.
Cessation des festivités : La Jetée-Promenade, comme de nombreux lieux de divertissement, voit son activité festive et mondaine s’arrêter.
Transformation en centre de soins : L’établissement est mis à contribution pour l’effort sanitaire. Il est converti en centre de convalescence ou sanatorium pour les soldats blessés. C’est le cas de nombreux grands hôtels et palaces de Nice (comme mentionné dans ma réponse précédente), qui offraient de grands espaces et le bénéfice du climat doux de la Côte d’Azur pour la récupération des « Poilus » évacués du front.
Après la guerre, le casino reprendra ses activités d’origine, spécialisées dans les opérettes et les revues populaires.
La fin tragique (1942-1944)
Sa destruction ne survient pas pendant la Première Guerre mondiale, mais lors de la Seconde Guerre mondiale :
Décembre 1942 : Après l’invasion de la zone libre par l’armée allemande, le casino ferme ses portes.
Janvier 1944 : Le commandement de la Wehrmacht ordonne le démantèlement de la superstructure du bâtiment. L’objectif était de récupérer les milliers de tonnes d’acier et de fer (environ 4 000 tonnes) pour les besoins de l’effort de guerre et pour servir de barrage anti-chars sur le rivage en cas de débarquement allié.
1951 : Après des débats et des tentatives de reconstruction, le Conseil d’État confirme la décision de ne pas le reconstruire. Les vestiges des pilotis seront finalement rasés, et il ne reste aujourd’hui plus rien de ce « palais sur l’eau ».
Le Casino de la Jetée-Promenade est donc resté dans la mémoire collective comme un joyau architectural définitivement disparu.
là où la guerre passe,il ne reste que des ruines: Soissons en 1919 ;rue Saint Martin et le quartier Saint Waast
L’histoire des Marines américains à Soissons fait référence à l’un des engagements les plus sanglants, mais aussi les plus décisifs, du Corps des Marines des États-Unis pendant la Première Guerre mondiale : la bataille de Soissons (18-22 juillet 1918), qui s’inscrit dans la grande contre-offensive alliée de l’Aisne-Marne. Après s’être illustrée et avoir subi de lourdes pertes au bois Belleau en juin 1918, la 4e brigade de Marines (composée des 5e et 6e régiments de Marines et du 6e bataillon de mitrailleuses), intégrée à la 2e division d’infanterie américaine, est envoyée dans la région de Soissons.
Une attaque surprise et fulgurante
Le 18 juillet 1918, à 4h35 du matin, les troupes alliées lancent une contre-offensive majeure pour réduire le saillant allemand qui menace Paris. L’effet de surprise est total : contrairement aux habitudes de l’époque, l’assaut est lancé sans bombardement d’artillerie préliminaire.
Les Marines s’élancent depuis la forêt de Retz (au sud-ouest de Soissons), progressant à travers les champs de blé sous un feu nourri. Le 5e régiment de Marines mène la charge le premier jour, soutenu par des chars français, et parvient à capturer des positions clés comme la ferme de la Verte-Feuille, Chaudun et le village de Vierzy. Le lendemain, le 6e régiment prend le relais.
2. Le « bûcher » de Soissons : des pertes effroyables
Si l’offensive est un succès tactique qui bouscule les lignes allemandes, le prix payé par les Marines est dramatique. Face à des nids de mitrailleuses allemandes particulièrement bien retranchés et à des tirs de barrage d’artillerie destructeurs, les unités américaines sont décimées.
En seulement deux jours de combats intenses, la brigade de Marines subit d’effroyables pertes (morts, blessés et disparus). Certaines compagnies perdent la quasi-totalité de leurs effectifs. L’historien militaire Allan R. Millett a souligné que l’intensité des combats dans les champs de Soissons a surpassé en violence, par moments, celle du bois Belleau.
Le tournant de la guerre
Malgré le coût humain, l’action de la 2e division américaine (incluant les Marines) et de la 1ère division à Soissons remplit ses objectifs :
Elle coupe les voies de communication et de ravitaillement allemandes (notamment la route Soissons-Château-Thierry).
Elle force l’armée allemande à battre en retraite et à abandonner définitivement ses plans d’offensive sur Paris.
Les historiens s’accordent à dire que la bataille de Soissons constitue le véritable tournant de l’année 1918 sur le front occidental. À partir de ce moment, l’armée allemande perd l’initiative et ne fera plus que reculer jusqu’à l’Armistice du 11 novembre.
Le 27 mai 2022 les soldats du 2d Marine Division Band ont donné un concert à soissons (Aisne) au profit des oeuvres Sociales de la Société des Membres de la Légion d’Honneur .
Située dans le département de l’Aisne, au cœur de la région Hauts-de-France, la commune de Braine abrite un site mémoriel méconnu et pourtant singulier : le cimetière militaire danois. Ce lieu de recueillement témoigne d’un pan particulier de l’histoire de la Première Guerre mondiale.
L’inauguration officielle par la famille royale du Danemark
Le 15 juin 2013, le site a fait l’objet d’une reconnaissance solennelle lors de son inauguration officielle, présidée par le Prince Joachim du Danemark. Quelques années plus tard, à l’occasion des commémorations du 11 novembre 2021, le prince est revenu à Braine pour honorer à nouveau la mémoire des disparus, scellant l’attachement profond de la Couronne danoise à ce lieu.
Qui étaient ces soldats ?
Ce cimetière abrite les sépultures de 79 soldats. Bien qu’originaires du Slesvig (une région historiquement danoise), ces hommes ont combattu sous l’uniforme allemand. En effet, lors du conflit de 14-18, le duché de Slesvig (Schleswig) était alors annexé par l’Empire allemand, contraignant ses habitants à être mobilisés de force dans l’armée impériale. C’est après la guerre, en 1920, qu’un plébiscite a permis au Nord-Slesvig de réintégrer le territoire danois.
Un jumelage fort et durable
L’histoire partagée et ce devoir de mémoire ont tissé des liens indéfectibles entre la France et le Danemark. Aujourd’hui, la commune de Braine est officiellement jumelée avec la ville d’Haderslev, située dans le Jutland du Sud, la région d’origine de plusieurs de ces soldats tombés loin de chez eux.
Un site d’une grande sobriété à visiter pour quiconque s’intéresse au tourisme de mémoire et à l’histoire de la Grande Guerre dans la vallée de l’Aisne.
Voyages d'une Picarde en France, à l'étranger et dans le passé avec des photos anciennes