Chaque année, le dernier dimanche du mois d’avril ,la France rend hommage aux victimes de la Déportation. Des photos du Camp de Royallieu où des milliers de Déportés ont été internés avant d’être conduits dans camps de concentration
Le Mémorial de Compiègne Royallieu a été inauguré le 23/02/2008 en présence de M Christian Poncelet et de M Philippe Marini (Maire de Compiègne)
« Sol de Compiègne Terre grasse et cependant stérile Terre de silex et de craie Dans ta chair nous marquerons l’empreinte de nos pas »
Sur le mur du Mémorial de Royallieu, une citation de Robert Desnos (né à Paris le 04/07/1900 et décédé à Theresienstadt, Tchécoslovaquie). Arrêté le 22/02/1944, il est passé par le camp de Royallieu. Il repose au cimetière Montparnasse de Paris.
L’entrée principale du Camp de Royallieu
Le trajet des Déportés du Camp à la gare de Compiègne
Le Camp de Royallieu était le deuxième camp d’internement après Drancy . De là partaient les convois de déportation vers les camps nazis. Un mémorial a été érigé . Sur un mur de verre sont inscrits le noms des 43553 déportés passés par ce camp . La moitié n’est pas revenu .
Une photo du Faubourg Saint Martin de Senlis prise après la bataille du 2 septembre 1914 .Plus d’une centaine de maisons brûlée et des otages civils fusillés .
Date :2 septembre 1914.
Lieu : Senlis (dans l’Oise, non loin de Paris).
Contexte : Senlis est sur la route de l’avancée maximale de la 1ère Armée allemande (Général Von Kluck) vers Paris, au plus fort de la Grande Retraite des armées alliées (françaises et britanniques).
Les Combats :
La ville est défendue par une arrière-garde française (notamment des éléments de la 112e Brigade et du 350e Régiment d’Infanterie) qui engage un combat d’artillerie et de harcèlement contre l’avant-garde du IVe Corps de Réserve allemand.
Les combats sont particulièrement acharnés autour de l’hôpital au sud de la ville. Les Français parviennent à repousser plusieurs assauts avant de se replier, ayant accompli leur mission de couverture.
Les Allemands sont surpris par cette résistance et attribuent, à tort ou à raison, les tirs aux francs-tireurs civils, un prétexte souvent utilisé par l’armée allemande pour justifier les représailles.
Le Martyre de Senlis : Représailles
L’événement est resté dans la mémoire nationale sous le nom de « Martyre de Senlis » en raison de l’ampleur des exactions :
Exécutions d’Otages : En représailles des tirs subis, les Allemands exécutent sept otages civils, dont le maire de la ville, Eugène Odent, fusillé sans procès.
Destructions : Le soir même du 2 septembre, les Allemands incendient volontairement une partie de la ville. Plus de 100 à 110 habitations et bâtiments (dont la gare et le palais de justice) sont détruits par le feu.
Occupation et Libération : La ville est occupée par l’armée allemande jusqu’au 9 septembre 1914, date à laquelle elle est reprise par les troupes françaises (notamment des Zouaves), suite à la victoire alliée lors de la Bataille de la Marne.
Symbolisme : Les destructions de Senlis et l’exécution du maire ont profondément choqué l’opinion publique française et ont été largement exploitées par la propagande alliée pour dénoncer la « barbarie » allemande.
Fin de la guerre de mouvement : Après la Bataille de la Marne, le front se stabilise loin de Senlis, au nord-est de Compiègne. La ville ne subira plus de combats majeurs.
Senlis a reçu la Croix de Guerre 1914-1918 en 1919 pour le courage de ses habitants et la résistance de son arrière-garde militaire.
La bataille de Pargny-sur-Saulx fait partie des événements marquants de la Première Guerre mondiale, plus précisément de la bataille de la Marne qui s’est déroulée en septembre 1914. Cette bataille a été cruciale pour stopper l’avancée des troupes allemandes vers Paris. À Pargny-sur-Saulx, les forces françaises ont mené des combats acharnés pour défendre leurs positions. La région a vu des affrontements intenses, avec des soldats faisant preuve d’un grand courage face à des conditions difficiles. La bataille de la Marne a finalement permis aux Alliés de reprendre l’initiative et de commencer à repousser les forces allemandes, marquant un tournant dans le conflit.
Date : Principalement du 6 au 11 septembre 1914.
Phase : Ces combats se déroulent après la Bataille des Frontières et la Grande Retraite française, au moment où le Général Joffre ordonne l’arrêt de la retraite et la contre-offensive générale.
Intensité : La zone autour de Pargny-sur-Saulx et des villages voisins (comme Morupt et Sermaize-les-Bains) est le théâtre de combats extrêmement violents et acharnés, souvent au corps-à-corps, où les troupes françaises et allemandes se disputent chaque position.
Le 8 septembre : Cette journée est considérée comme particulièrement critique. Les points d’appui français, dont Pargny, tombent temporairement aux mains des Allemands.
Destruction : Le village de Pargny-sur-Saulx subit d’importants bombardements et incendies. Le 10 septembre, Pargny est livré aux flammes, pillé et largement saccagé par les troupes allemandes.
Retrait Allemand : À partir du 9 et surtout du 11 septembre 1914, l’ensemble du front allemand est contraint au repli. Les troupes allemandes, menacées par la progression française sur d’autres secteurs du front (notamment plus à l’ouest), abandonnent leur progression et battent en retraite vers le nord.
Conséquence Locale : Les Français reprennent Pargny-sur-Saulx et les villages alentours (comme Heiltz-le-Maurupt). Le village est retrouvé dévasté.
Conséquence Stratégique : La victoire française lors de la Première Bataille de la Marne, dont Pargny-sur-Saulx est un point de friction majeur, est décisive. Elle met fin à la guerre de mouvement allemande et à leur offensive vers Paris, conduisant à l’établissement du front figé et de la guerre de tranchées pour les quatre années suivantes.
Pargny-sur-Saulx, comme d’autres communes martyres, a été décoré de la Croix de Guerre pour son sacrifice. Une Nécropole Nationale y rassemble les corps de nombreux soldats français tombés lors de ces combats.
Un Soissonnais a envoyé cette carte à sa Mère de Montivilliers le 21 février 1915.
Au dos il a mis le nom de ses camarades: 3 ème Régiment de Génie, 16 ème escouade
Une photo prise quelques semaines après le 21 février 1915. Un soldat est absent . ( Photo colorisée sur le site my heritage)
Lac de Dojran carte envoyée à sa Mère par un « Poilu d’orient »
Le lac a été une zone stratégique majeure lors des guerres balkaniques et de la Première Guerre mondiale. Il fut le lieu de la Bataille de Dojran (1916, 1917 et 1918), où les forces alliées se sont affrontées à l’armée bulgare. Des vestiges et des mémoriaux rappellent ces violents combat
Carte d’un Poilu d’Orient envoyée à sa Mère : le 1 er janvier 1916 .Soldats blessés à l’hôpital de Nice Nice, située dans la 15e Région Militaire, loin du front, est devenue un lieu privilégié pour les hôpitaux de traitement et de convalescence.
1. L’Hôpital Saint-Roch et Pasteur
À cette époque, le principal établissement hospitalier civil de Nice était l’Hôpital Saint-Roch (qui fut l’hôpital principal de Nice jusqu’à l’ouverture de Pasteur 2 en 2015). L’Hôpital Pasteur existait également déjà et a été mis à contribution, notamment sous le statut d’hôpital militaire ou de service de santé militaire. L’évacuation par train sanitaire : Les blessés étaient acheminés loin du front par trains sanitaires. Le traitement et la convalescence : Le climat doux de la Côte d’Azur était considéré comme particulièrement bénéfique pour les blessés nécessitant une longue convalescence, en particulier ceux souffrant d’affections pulmonaires ou de traumatismes nerveux. Ces hôpitaux « fixes » constituaient l’ossature du dispositif de soins.
La Jetée-Promenade : un palais sur l’eau (1891-1944)
Inspiré par le Crystal Palace de Londres et les jetées de loisirs anglaises, le Casino de la Jetée-Promenade était un édifice spectaculaire de fer, de verre et de coupoles orientales, construit sur pilotis au-dessus de la mer.
1883 : Une première tentative d’ouverture en 1883 se solde par un incendie, seulement quelques jours après l’inauguration.
1891 : Le bâtiment est reconstruit et inauguré, devenant rapidement un haut lieu de la vie mondaine niçoise, proposant des jeux de hasard, des bals, des restaurants, des concerts (dirigés par des maestros comme Nicolas Gervasio) et des spectacles de théâtre et de music-hall (accueillant des artistes comme Édith Piaf ou Maurice Chevalier).
Son rôle pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918)
Avec le déclenchement de la Grande Guerre en 1914, la frivolité de la Belle Époque cède la place à l’effort de guerre.
Cessation des festivités : La Jetée-Promenade, comme de nombreux lieux de divertissement, voit son activité festive et mondaine s’arrêter.
Transformation en centre de soins : L’établissement est mis à contribution pour l’effort sanitaire. Il est converti en centre de convalescence ou sanatorium pour les soldats blessés. C’est le cas de nombreux grands hôtels et palaces de Nice (comme mentionné dans ma réponse précédente), qui offraient de grands espaces et le bénéfice du climat doux de la Côte d’Azur pour la récupération des « Poilus » évacués du front.
Après la guerre, le casino reprendra ses activités d’origine, spécialisées dans les opérettes et les revues populaires.
La fin tragique (1942-1944)
Sa destruction ne survient pas pendant la Première Guerre mondiale, mais lors de la Seconde Guerre mondiale :
Décembre 1942 : Après l’invasion de la zone libre par l’armée allemande, le casino ferme ses portes.
Janvier 1944 : Le commandement de la Wehrmacht ordonne le démantèlement de la superstructure du bâtiment. L’objectif était de récupérer les milliers de tonnes d’acier et de fer (environ 4 000 tonnes) pour les besoins de l’effort de guerre et pour servir de barrage anti-chars sur le rivage en cas de débarquement allié.
1951 : Après des débats et des tentatives de reconstruction, le Conseil d’État confirme la décision de ne pas le reconstruire. Les vestiges des pilotis seront finalement rasés, et il ne reste aujourd’hui plus rien de ce « palais sur l’eau ».
Le Casino de la Jetée-Promenade est donc resté dans la mémoire collective comme un joyau architectural définitivement disparu.
là où la guerre passe,il ne reste que des ruines: Soissons en 1919 ;rue Saint Martin et le quartier Saint Waast
L’histoire des Marines américains à Soissons fait référence à l’un des engagements les plus sanglants, mais aussi les plus décisifs, du Corps des Marines des États-Unis pendant la Première Guerre mondiale : la bataille de Soissons (18-22 juillet 1918), qui s’inscrit dans la grande contre-offensive alliée de l’Aisne-Marne. Après s’être illustrée et avoir subi de lourdes pertes au bois Belleau en juin 1918, la 4e brigade de Marines (composée des 5e et 6e régiments de Marines et du 6e bataillon de mitrailleuses), intégrée à la 2e division d’infanterie américaine, est envoyée dans la région de Soissons.
Une attaque surprise et fulgurante
Le 18 juillet 1918, à 4h35 du matin, les troupes alliées lancent une contre-offensive majeure pour réduire le saillant allemand qui menace Paris. L’effet de surprise est total : contrairement aux habitudes de l’époque, l’assaut est lancé sans bombardement d’artillerie préliminaire.
Les Marines s’élancent depuis la forêt de Retz (au sud-ouest de Soissons), progressant à travers les champs de blé sous un feu nourri. Le 5e régiment de Marines mène la charge le premier jour, soutenu par des chars français, et parvient à capturer des positions clés comme la ferme de la Verte-Feuille, Chaudun et le village de Vierzy. Le lendemain, le 6e régiment prend le relais.
2. Le « bûcher » de Soissons : des pertes effroyables
Si l’offensive est un succès tactique qui bouscule les lignes allemandes, le prix payé par les Marines est dramatique. Face à des nids de mitrailleuses allemandes particulièrement bien retranchés et à des tirs de barrage d’artillerie destructeurs, les unités américaines sont décimées.
En seulement deux jours de combats intenses, la brigade de Marines subit d’effroyables pertes (morts, blessés et disparus). Certaines compagnies perdent la quasi-totalité de leurs effectifs. L’historien militaire Allan R. Millett a souligné que l’intensité des combats dans les champs de Soissons a surpassé en violence, par moments, celle du bois Belleau.
Le tournant de la guerre
Malgré le coût humain, l’action de la 2e division américaine (incluant les Marines) et de la 1ère division à Soissons remplit ses objectifs :
Elle coupe les voies de communication et de ravitaillement allemandes (notamment la route Soissons-Château-Thierry).
Elle force l’armée allemande à battre en retraite et à abandonner définitivement ses plans d’offensive sur Paris.
Les historiens s’accordent à dire que la bataille de Soissons constitue le véritable tournant de l’année 1918 sur le front occidental. À partir de ce moment, l’armée allemande perd l’initiative et ne fera plus que reculer jusqu’à l’Armistice du 11 novembre.
Le 11 novembre 1918, à 5h15 l’armistice entre la France et l’Allemagne à mis fin à la première guerre mondiale. La siganture a eu lieu dans un wagon apporté dans une clairière de la forêt de Compiègne
Le Musée où se situe le wagon de l’armistice ( c’est une copie celui dans le lequel a été signé l’armistice le 11 novembre 1918 a été brûlé durant le seconde guerre mondiale)
statue du Maréchal Foch et emplacment du wagon
L’Alliance de la Paix
L’ anneau où est gravé en lettres d’or le mot « paix » dans 52 langues et calligraphies différentes. Pour célébrer le centenaire de la Première Guerre mondiale, la Ville de Compiègne a fait appel à l’artiste Clara Halter pour imaginer un monument pour la paix
A Braine , le 15 juin 2013, le Prince Joachim du Danemark a inauguré le cimetière Danois de Braine où reposent 79 soldats du Danemark originaires du Slesvig.
Braine est jumelée avec Haderslev au Danemark (Jutland du Sud)
le Maréchal Ferdinand Foch est né à Tarbes le 2 octobre 1851 et décédé à Paris le 20 mars 1929 à Paris il était le commandant en chef des forces alliées sur le Front Ouest
L’Alliance de la Paix . Elle a été réalisée par Clara Halter et installée à la Clairière de l’Armistice (dans la forêt de Compiègne) à l’occasion des cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale Clara Halter est une artiste française née Clara Mina Kurc le 1er mai 1942 à Paris, et décédée le 30 octobre 2017. Il s’agit d’un anneau en bronze de quatre mètres de diamètre, sur lequel est gravé le mot « Paix » en 52 langues. L’œuvre a été inaugurée le 11 novembre 2014, dans le cadre des cérémonies commémorant la Grande Guerre. A
L’Américan Battle monuments Commision (A.B.M.C) a été créée par le Congrès des Etats Unis en 1923. Elle érige et entretient les cimetières Américains .